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Chine : décryptage d’un marché en pleine transformation, devenu le centre de gravité industriel et technologique mondial

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La Chine occupe une place à part dans l’économie mondiale : deuxième puissance économique globale et premier exportateur mondial. Pourtant, elle est souvent mal comprise : réduite à une usine à bas coût pour les entreprises ou à une menace géopolitique pour l’Occident. En réalité, la Chine est un pays d’opportunités, marqué par de profondes mutations structurelles, qui consolident sa position de marché clé.
Pour comprendre la Chine, il est nécessaire d’aller au-delà des préjugés. Il est question d’un marché exigeant où la relation humaine, la confiance, la continuité de présence et la connaissance des dynamiques régionales et des acteurs locaux conditionnent largement la réussite des projets. La complexité chinoise, lorsqu’elle est maîtrisée, peut devenir un levier de création de valeur et un avantage stratégique durable, dans un contexte de recomposition profonde des chaînes de valeur mondiales.

COMPRENDRE LA CHINE AU-DELÀ DES IDÉES REÇUES

La Chine, une superpuissance technologique au sommet des chaînes de valeur mondiale

La Chine est entrée dans une nouvelle phase de maturité économique. Longtemps perçue comme la « fabrique du monde » ou comme un marché à bas coûts tourné vers la sous-traitance, elle s’affirme aujourd’hui comme la première puissance industrielle mondiale, le principal hub commercial de l’Asie et un acteur décisif des chaînes de valeur internationales dans presque toutes les industries de haute technologie.

Certes, le pays a traversé – et traverse encore – des ajustements importants : crise immobilière, tensions commerciales avec les États-Unis, durcissement réglementaire dans plusieurs secteurs, vieillissement démographique et ralentissement de sa croissance historique. Toutefois, cette apparente complexité masque des fondamentaux structurels très solides :

  • Une économie profondément diversifiée, couvrant l’ensemble des industries clés du XXIᵉ siècle ;
  • Une base industrielle d’une densité et d’une profondeur sans équivalent au monde ;
  • Une capacité d’innovation en forte accélération, en particulier dans les secteurs stratégiques ciblés par le plan « Made in China 2025 » ;
  • Une volonté politique affirmée de souveraineté industrielle, technologique et énergétique ;
  • Un marché intérieur de 1,4 milliard de consommateurs, dont une classe moyenne urbaine dont le revenu disponible continue de progresser.

Contrairement aux idées reçues, la compétitivité chinoise ne repose plus sur les seuls coûts ni sur la taille de la main-d’œuvre. La Chine a profondément transformé son appareil productif et ne se limite plus à l’exécution. Elle conçoit, développe, produit et exporte désormais des technologies de pointe dans des secteurs à très forte valeur ajoutée : véhicule électrique et batteries, énergies renouvelables, semi-conducteurs matures, robotique industrielle, intelligence artificielle, biotechnologies, spatial, équipements médicaux et pharmacie innovante. Cette montée en puissance ouvre la voie à des partenariats industriels d’un type nouveau, fondés sur le partage de savoir-faire, de compétences et de technologies, au-delà de la simple logique de sous-traitance qui a dominé les trois dernières décennies.

Forte d’un marché intérieur de plus de 1,4 milliard d’habitants et d’un maillage industriel unique au monde, la Chine constitue aussi une plateforme d’accès privilégiée vers l’ensemble de l’Asie-Pacifique, l’Asie du Sud-Est, le Moyen-Orient et l’Afrique. Pour beaucoup d’entreprises européennes, elle demeure le levier décisif pour atteindre une échelle régionale et mondiale.

La Chine est aujourd’hui au cœur des stratégies de sécurisation des approvisionnements, de diversification des chaînes de valeur et de « China + 1 » des donneurs d’ordre internationaux. Mais elle reste surtout un marché où il faut être présent pour exister. Pour les entreprises françaises et européennes, le potentiel est immense. Mais l’accès au marché chinois repose moins sur la seule qualité de l’offre que sur la capacité à s’inscrire durablement dans les codes locaux, à disposer d’une présence terrain pérenne et à construire des relations de confiance sur le long terme. La Chine est un marché exigeant, parfois déroutant, mais lisible pour les entreprises qui adoptent une démarche structurée et de long terme.

Contexte macroéconomique général de la Chine

La Chine est aujourd’hui la deuxième économie mondiale avec un PIB nominal estimé à 19,5 trillions USD en 2025 selon le FMI en hausse par rapport à environ 18,6 trillions USD en 2024. Le PIB par habitant est d’environ 13900 USD en 2025 selon le FMI, également en hausse par rapport à 13400 USD en 2024. Le PIB par habitant en PPA atteint 29000 USD en 2025 ce qui place la Chine au niveau d’économies émergentes de rang supérieur mais avec de fortes inégalités : les provinces côtières comme Pékin, Shanghai, le Jiangsu et le Guangdong affichent un niveau de vie comparable à celui des pays développés.

La croissance économique en Chine a été de 5% en 2025 comme en 2024 selon le FMI, conformément aux objectifs fixés par les autorités. Les prévisions pour 2026 sont à 4,5% sachant que les prévisions pour 2025 avaient été revues à la hausse en fin d’année. Ainsi, ces chiffres illustrent une dynamique positive en dépit d’un environnement international dégradé par les tensions commerciales avec les Etats-Unis et des vents contraires domestiques liés au secteur immobilier.

La population chinoise est estimée à 1,41 milliards d’habitants en 2025 en baisse consécutive depuis 2022 notamment due au vieillissement démographique important de la population. La démographie est marquée par une double dynamique structurelle : d’un côté, un vieillissement rapide de la population qui nourrit une demande explosive en santé, silver economy, rééducation et services à la personne ; de l’autre, une urbanisation qui se poursuit, avec un taux d’urbanisation de 67,9 % en 2025, soit plus de 950 millions de citadins. La Chine compte désormais plus de 100 villes de plus d’un million d’habitants, et des métropoles comme Shanghai, Beijing, Shenzhen, Guangzhou ou Chongqing figurent parmi les plus grands bassins de consommation urbains au monde.

L’inflation en Chine est très faible et frôle presque la déflation depuis 2024. Cette configuration offre aux importateurs et aux partenaires industriels étrangers un environnement de prix d’intrants stable, mais impose aux acteurs locaux un effort de productivité permanent. Cela s’explique par la surabondance des capacités de productions face à une demande intérieure prudente mais en hausse annuelle. La tendance est tout de même à la hausse avec un taux d’inflation au plus haut depuis trois ans en mars 2026 à 1,3%.

Le solde commercial en Chine est historiquement excédentaire avec un record de 1200 milliards USD en 2025 en nette hausse par rapport à 2024 avec un solde commercial à 990 milliards USD en 2024. Cet excédent commercial colossal témoigne de l’importance de la Chine dans les exportations mondiales notamment à destination de l’Amérique du Nord (35%), de l’Europe (25%) et du reste de l’ASEAN (20%). Toutefois, les exportations chinoises connaissent une profonde transformation : la part des Etats-Unis et de l’Union Européenne recule au profit de l’ASEAN, de l’Amérique latine, du Moyen-Orient et de l’Afrique.

Enfin, l’environnement institutionnel a été profondément réformé ces dernières années : loi sur les investissements étrangers (Foreign Investment Law) ouvrant la grande majorité des secteurs aux 100 % étrangers, réduction progressive de la liste négative d’accès au marché, renforcement du système des tribunaux de propriété intellectuelle, mise en œuvre du RGPD chinois (PIPL) alignant la Chine sur les standards internationaux de protection des données personnelles. Ces évolutions, peu commentées dans les médias occidentaux, modifient en profondeur les conditions d’accès et d’opération des entreprises étrangères en Chine.

 SECTEURS PORTEURS ET LEVIERS DE CROISSANCE

Au-delà des opportunités traditionnelles

Avant d’aborder les secteurs porteurs en Chine, il est stratégique de replacer cette analyse dans le cadre de la feuille de route de long terme définie par les autorités chinoises : le plan « Made in China 2025 » prolongé par les orientations du 14ᵉ puis du 15ᵉ Plan quinquennal, et par l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2060 (avec un pic d’émissions avant 2030). Cette vision vise à faire évoluer le modèle économique vers davantage de valeur ajoutée, d’innovation et de souveraineté technologique. Elle définit dix secteurs stratégiques prioritaires, qui constituent autant de zones d’opportunités concrètes pour les partenaires étrangers capables d’apporter du savoir-faire et des technologies complémentaires : nouvelles technologies de l’information, robotique avancée et machines-outils CNC, aéronautique et spatial, ingénierie maritime et navires de haute technologie, équipements ferroviaires, véhicules à énergie nouvelle, équipements électriques, nouveaux matériaux, biomédecine et dispositifs médicaux haut de gamme, machinerie agricole avancée.

Véhicules électriques et batteries

Secteur déjà dominé par la Chine, le marché des véhicules électriques (100% électrique et hybride rechargeable) est un marché en forte croissance : 20% en 2025. Les capacités productives de la Chine sont surdéveloppées (1,2 fois la demande mondiale selon Goldman Sachs), notamment grâce à une forte demande intérieure.

  • 1er producteur mondial de véhicules 100% électriques et de véhicules hybrides
  • 1er marché automobile mondial y compris pour les électriques
  • Hausse de 100% des exportations de véhicules 100% électriques en mars 2026 vs mars 2025
  • Hausse de 200% des exportations de véhicules hybrides rechargeables en mars 2026 vs mars 2025
  • 7 groupes chinois (dont le 1er et 3ème) dans les 10 premiers constructeurs automobiles électriques

La production de batteries, secteur en amont de la construction automobile dans la chaîne de production, est, elle aussi, dominée par la Chine : 6 des 10 plus grands producteurs mondiaux de batteries électriques sont chinois.

  • 80% des batteries lithium-ion produites en Chine
  • Hausse de 25% de la demande mondiale de batteries en 2024

La Chine est le leader incontestable de la mobilité électrique et sa primauté s’étend même aux autocars électriques dont le leader chinois Yutong détient 10% de part du marché mondial. La longueur d’avance de ses capacités productives ont permis l’émergence de leaders qui dominent aujourd’hui les marchés mondiaux.

Par ailleurs, la conversion massive à l’électrique de la chaîne de valeur chinoise bénéficie aux équipementiers européens capables de fournir des technologies différenciantes ou des savoir-faire spécifiques. Les programmes d’achats des grands constructeurs chinois pour leurs nouvelles plateformes globales sont ouverts à des fournisseurs internationaux, à condition de disposer d’une présence locale crédible et d’une capacité à produire localement.

Technologies numériques, IA & Cloud

La Chine s’impose comme deuxième pôle mondial du développement de l’IA. Le secteur du numérique est porté par des géants technologiques : Alibaba, Baidu, Tencent et Huawei et par des startups innovantes comme celle derrière DeepSeek. Le développement de l’IA chinoise passe également par le développement de l’industrie des semi-conducteurs et des processeurs.

  • 60% des brevets déposés sur l’IA et 40% sur la 6G en 2025 sont chinois
  • 240% de hausse des ventes du producteur de processeur chinois Moore Threads
  • La Chine représente 40% de l’industrie mondiale des technologies quantiques
  • 4ème pays producteur de semi-conducteurs : 15% de la production
  • 600 millions d’utilisateurs de l’IA en Chine

La Chine agrémente le développement de la haute technologie chinoise par une forte extension de ses capacités cloud, détenues très majoritairement par des géants nationaux.

  • 24% de croissance des capacités cloud chinoises en 2025
  • 13% de hausse des dépenses dans les infrastructures cloud en 2024

Enfin, la Chine développe également le secteur d’avenir de la technologie quantique, représentant 40% du paysage mondial quantique en 2025.

Les opportunités pour les entreprises françaises et européennes sont là, en particulier dans les secteurs verticaux où l’IA est intégrée à des produits industriels : santé (imagerie, diagnostic, aide à la décision clinique), industrie (vision, maintenance prédictive), énergie (optimisation réseau), mobilité (ADAS, robotaxi), agriculture de précision. Les collaborations en R&D, les co-développements logiciels et les partenariats d’intégration constituent autant de leviers stratégiques, à condition de structurer la coopération autour d’un cadre contractuel solide (IP, données, réversibilité).

Énergies renouvelables, transition verte et hydrogène

La Chine est le premier investisseur mondial dans les énergies propres avec plus de 3000 milliards USD d’investissements énergétiques cumulés sur la période 2021-2025. Le secteur est extrêmement dynamique avec un fort soutien du gouvernement.

  • 1er producteur d’énergie solaire, éolienne et hydraulique
  • 1er investisseur dans l’énergie propre (+625 milliards USD)
  • 1er producteur de panneaux photovoltaïques et d’éoliennes
  • +40% des brevets dans les nouvelles technologies d’énergie sont chinois
  • 1er pays en capacité de stockage d’énergie

La Chine reste demandeuse de technologies de rupture et d’équipements de haute précision : onduleurs de dernière génération, équipements de production de cellules solaires nouvelle génération, éolien offshore, équipements pour hydrogène vert, stockage stationnaire, réseaux intelligents, captage et valorisation du CO₂.

La Chine prend également le pas sur la nouvelle source d‘énergie prometteuse : l’hydrogène. Le pays est déjà le leader mondial de la production d’hydrogène, en assurant 70% de la capacité mondiale d’électrolyse (processus permettant de générer de l’hydrogène).

L’hydrogène vert constitue un axe particulièrement dynamique : la Chine a pour ambition d’atteindre une production annuelle de 100 000 à 200 000 tonnes d’hydrogène vert et de déployer 50 000 véhicules à hydrogène d’ici fin 2025, et a lancé plusieurs clusters industriels spécialisés. Les équipements d’électrolyse, les stations de recharge hydrogène, les piles à combustible et les solutions de stockage sont particulièrement recherchés, y compris via des partenariats et joint-ventures avec des acteurs européens spécialisés.

Enfin, le nucléaire chinois est en expansion : la Chine compte 57 GW installés fin 2024 et une dizaine de réacteurs en construction, ce qui en fait le premier marché au monde pour les équipements de centrales nucléaires et les services associés (maintenance, sûreté, démantèlement, gestion des déchets).

Agriculture et agro-industrie

Avec environ 20 % de la population mondiale à nourrir, la Chine constitue un marché agricole et agro-alimentaire de rang mondial. Le pays est l’un des principaux importateurs mondiaux de produits agricoles (soja, viande, produits laitiers, vins, fruits) et reste un acteur structurellement déficitaire sur plusieurs filières. L’enjeu n’est plus uniquement la sécurité alimentaire – il est désormais la qualité, la sécurité sanitaire, la traçabilité, la valeur ajoutée et la modernisation des filières.

Les besoins sont particulièrement forts en :

  • Équipements d’élevage intensif et de transformation (laitier, porcin, avicole)
  • Irrigation de précision, serres intelligentes, agriculture verticale
  • Technologies de stockage, froid, logistique sous température dirigée
  • Nutrition animale, génétique, santé animale
  • Transformation agroalimentaire premium (viande, produits laitiers, produits « santé »)
  • Solutions digitales agricoles et agriculture de précision

Pour les entreprises françaises, dont l’image qualité dans l’agro-alimentaire premium est particulièrement forte, la Chine demeure un marché naturel de déploiement régional, à condition de maîtriser les exigences d’enregistrement GACC, les standards de conformité et les circuits de distribution.

 Industrie manufacturière avancée, automatisation et robotique

La Chine représente aujourd’hui environ 30 % de la production manufacturière mondiale – autant que les États-Unis, l’Allemagne, le Japon et la Corée du Sud réunis. Mais l’enjeu n’est plus le volume : il est désormais la montée en gamme, l’automatisation et la robotisation. La Chine est devenue en 2023 le premier marché mondial de la robotique industrielle, représentant plus de la moitié des installations mondiales de robots industriels, et elle investit massivement dans les lignes intelligentes, l’Industry 4.0 et la fabrication additive.

  • 1er producteur de robots
  • 1er marché pour les robots
  • 3ème pays en densité de robots par employé
  • Production multipliée par 17 en 10 ans
  • +30000 usines intelligentes dans le pays dont une centaine 100% automatisée

La Chine reste structurellement demandeuse de technologies critiques et de savoir-faire industriel européens, notamment allemands, italiens et français. Les partenariats industriels – licencing, joint-ventures technologiques, implantations croisées – y sont particulièrement pertinents et régulièrement soutenus par les autorités locales.

Les besoins sont très forts, et souvent adressables par des fournisseurs européens, en :

  • Machines spéciales, lignes automatisées et équipements de process
  • Robotique de précision, cobotique, systèmes de vision industrielle
  • Efficacité énergétique et décarbonation des procédés industriels
  • Contrôle qualité, métrologie et tests non destructifs
  • Maintenance prédictive, industrial IoT, jumeaux numériques
  • Prototypage rapide, fabrication additive, petites séries techniques

La valeur ajoutée du secteur manufacturier représente environ 26 % du PIB chinois, contre moins de 15 % en moyenne dans les économies avancées. Cette sur-représentation n’est pas un héritage du passé mais un choix stratégique des autorités, qui considèrent la base industrielle comme un pilier de la souveraineté économique et de la sécurité nationale. Les provinces industrielles majeures – Guangdong, Jiangsu, Zhejiang, Shandong, Anhui, Shanghai, Sichuan – offrent chacune des écosystèmes spécialisés, des bassins de main-d’œuvre qualifiée, des parcs industriels dédiés et des incitations fiscales compétitives. Bien choisir sa localisation industrielle est devenu un facteur déterminant de succès, impliquant un benchmark rigoureux de 15 à 25 parcs industriels candidats.

Santé, dispositifs médicaux, pharmacie et biotechnologies

La Chine est devenue le deuxième marché pharmaceutique mondial et l’un des plus dynamiques pour les dispositifs médicaux. Le marché pharmaceutique chinois est évalué à environ 274 milliards USD en 2025 et pourrait dépasser 540 milliards USD d’ici 2032, avec un taux de croissance annuel moyen supérieur à 10 %. Le marché chinois des dispositifs médicaux dépasse les 43 milliards USD en 2025 et devrait atteindre environ 82 milliards USD d’ici 2032, porté par des dynamiques structurelles puissantes :

  • Vieillissement accéléré de la population (plus de 300 millions de personnes de 60 ans et plus)
  • Progression des maladies chroniques (diabète, cardiovasculaire, oncologie, rénale)
  • Réforme continue du système de santé et montée en puissance du Healthcare Security Administration (NHSA)
  • Développement rapide des hôpitaux privés et des soins à domicile
  • Accélération des procédures d’enregistrement accélérées NMPA pour les produits innovants

La Chine est également devenue un acteur mondial de premier plan dans l’innovation pharmaceutique :

  • 10% de TCAM sur le marché pharmaceutique
  • D’ici fin 2026, 40% des actifs sous licence au niveau mondial seront chinois
  • 33% des essais cliniques mondiaux sont chinois
  • 1er pays dans les technologies médicales de pointe comme le séquençage du génome.
  • 13 des 20 meilleures institutions de recherche en sciences de la vie sont chinoises

Le marché chinois offre des opportunités considérables dans les dispositifs médicaux de classe II et III, les équipements d’imagerie, de diagnostic in vitro, de chirurgie mini-invasive, les implants, les consommables hospitaliers haut de gamme, les produits de santé digitale et de télémédecine, les médicaments innovants et les biosimilaires. La logique de « Made in China for China » s’impose progressivement, avec des politiques d’achats hospitaliers favorisant la production locale : l’implantation industrielle ou partenariale devient un axe stratégique à considérer très en amont.

Un cadre réglementaire NMPA qui se professionnalise : la réglementation chinoise des produits de santé (dispositifs médicaux, médicaments, cosmétiques, compléments alimentaires) a connu une transformation profonde sur les dix dernières années. La NMPA a adopté plusieurs mécanismes d’enregistrement accéléré pour les produits innovants, a mis en place un système de reconnaissance partielle des données cliniques étrangères et a rapproché plusieurs référentiels techniques des standards internationaux (ICH, IMDRF). Cette évolution rend l’accès au marché plus prévisible pour les fabricants européens disposant d’un agent réglementaire compétent et d’une stratégie d’enregistrement bien structurée.

Nouveaux matériaux et chimie avancée

La Chine est le premier producteur mondial de produits chimiques, avec une nette montée en gamme vers les matériaux avancés, même si la Chine domine toujours des secteurs plus traditionnels comme la production de plastique

  • 1er producteur chimique mondial
  • 80% des batteries lithium-ion produites en Chine
  • 33% de la production plastique mondiale
  • 1er détenteur de brevet en chimie avancée
  • 1er consommateur d’engrais chimiques

Le secteur stratégique des terres rares est également dominé par la Chine. Ce secteur est clé pour diverses autres industries comme : les batteries lithium-ion des véhicules électriques ou encore le numérique.

  • 1er extracteur de terres rares : 68% de la production mondiale
  • 90% de la capacité mondiale de raffinage
  • 35% des réserves mondiales de minerais rares
  • 1er pays détenteur de brevets sur les terres rares
  • 1er pays dans le recyclage des terres rares

Cette dotation naturelle du sol chinois a été transformée en un véritable atout stratégique au service de l’industrie nationale. Néanmoins, les problématiques environnementales liées aux procédés chimiques et à l’extraction et au raffinage des terres rares sont un véritable enjeu d’avenir pour les objectifs de neutralité carbone chinois. C’est ainsi dans le verdissement de ce pan de l’industrie chimique et minière que les entreprises françaises peuvent trouver des opportunités de développement sur le marché chinois.

Cosmétique, luxe et biens de consommation premium

Le marché intérieur chinois est le premier marché mondial de l’e-commerce et est responsable de presque 50% des transactions en ligne mondiales. Cela s’explique par un écosystème digital alliant super-applications, paiements mobiles facilités, plateformes de live-commerce et logistique ultra-rapide. La Chine est le deuxième marché mondial de la cosmétique et du luxe, derrière les États-Unis. Le marché cosmétique chinois dépasse les 80 milliards USD et reste tiré par la montée en puissance de la classe moyenne urbaine, la diversification des canaux (e-commerce, live streaming, social commerce via Douyin/Red) et la demande croissante pour des produits dermo-cosmétiques, anti-âge, solaires et pour la skincare premium.

  • 2ème marché pour la cosmétique et le luxe
  • 1er pays dans les dépenses de voyage de luxe
  • +150 milliards de colis livrés par an

Le cadre réglementaire a fortement évolué ces dernières années avec la mise en œuvre des Cosmetic Supervision and Administration Regulations (CSAR) : enregistrement ou notification obligatoire auprès de la NMPA, nomination d’un agent réglementaire chinois, documentation de sécurité, tests toxicologiques. Ce cadre exigeant favorise les acteurs structurés capables de s’appuyer sur des partenaires locaux maîtrisant parfaitement le régulatoire et la distribution digitale. Pour les laboratoires dermocosmétiques européens, la création de filiales commerciales est devenue un levier clé pour capter pleinement la valeur et maîtriser l’image de marque.

La distribution chinoise est dominée par les canaux digitaux (Tmall, JD.com, Douyin e-commerce, Red/Xiaohongshu, livestreaming avec des KOLs chinois) qui représentent désormais plus de 50 % des ventes du secteur. Les codes marketing, les campagnes d’influence et les mécaniques de fidélisation y sont très différents de ceux pratiqués en Europe, et nécessitent une équipe locale spécialisée. Le segment des marques premium françaises (luxe, parfumerie, dermocosmétique) reste particulièrement bien positionné, à condition d’une exécution digitale et d’un storytelling adaptés aux consommatrices chinoises des grandes villes de rang 1 et 2.

  • 1er marché mondial de l’e-commerce (50% du volume mondial)
  • +850millions de consommateurs via les réseaux sociaux
  • 1er pays en termes de paiement mobile
  • 45% de la consommation totale des ménages est faite en ligne

Aéronautique, spatial et industries stratégiques

Le marché chinois de l’aviation civile, déjà deuxième au monde, devrait devenir le premier marché mondial en nombre de passagers dans la prochaine décennie, avec des prévisions d’acquisition de plus de 9 000 nouveaux avions d’ici 2043. Le programme spatial chinois est également en plein développement et ne se contente plus de rattraper un retard mais s’établit comme un véritable leader mondial.

  • 2ème pays en nombre de lancements orbitaux
  • 1er pays détenteur de brevet sur la communication satellite
  • 1er pays pour l’exploration lunaire
  • 78% des satellites mis en orbite sont commerciaux

Pour les équipementiers et fournisseurs européens, ce marché offre des opportunités significatives sur les systèmes cabine, l’avionique, les matériaux composites, la maintenance (MRO), les simulateurs de vol et la formation des pilotes, à condition de structurer les coopérations dans un cadre de propriété intellectuelle et de contrôle des exportations strictement sécurisé.

Smart cities, infrastructures urbaines et mobilités

Avec 67,9 % de sa population vivant en zone urbaine en 2025, soit plus de 950 millions de citadins, et plus de 100 villes dépassant le million d’habitants, la Chine constitue le plus grand marché au monde pour les infrastructures urbaines, les solutions de mobilité intelligente et les services numériques au citoyen. Beijing, Shanghai, Shenzhen, Guangzhou, Chongqing, Chengdu, Tianjin, Wuhan, Hangzhou et Xi’an dépassent toutes les 10 millions d’habitants, et structurent une demande massive en transports en commun de haute capacité, en gestion intelligente du trafic, en électrification des flottes de bus, en vidéosurveillance urbaine et en services numériques d’e-administration.

La Chine compte aujourd’hui le plus grand réseau mondial de métros – plus de 11 000 km de lignes en service dans plus de 55 villes – et continue d’investir massivement dans les extensions de lignes, les corridors de bus à haut niveau de service (BRT), les systèmes de péage urbain intelligent et les réseaux de bornes de recharge électriques. Le parc de véhicules électriques urbains (bus, taxis, services de livraison) représente déjà des dizaines de millions d’unités, et la Chine est devenue le premier laboratoire mondial des robotaxis, avec plusieurs villes pilotes – Beijing, Wuhan, Guangzhou, Shenzhen – ayant autorisé l’exploitation commerciale de flottes sans conducteurs.

Pour les entreprises européennes, les opportunités se concentrent sur les briques technologiques à forte valeur ajoutée : capteurs de précision, systèmes de gestion de l’énergie urbaine, stockage stationnaire, solutions de cybersécurité et de confiance numérique, équipements ferroviaires de haute technologie, signalisation avancée, traitement des eaux, gestion intelligente des déchets.

Textile & habillement

Pilier historique du développement économique de la Chine, le secteur du textile et de l’habillement a connu lui aussi une véritable montée en gamme. L’industrie textile est transformée par l’automatisation et l’émergence de la mode technologique.

  • 1er exportateur mondial
  • 9% de croissance annuelle du marché intérieur
  • 1er producteur de fibre synthétique
  • 33% de la production correspond à des textiles hauts de gamme, de l’équipement intelligent

L’émergence des besoins de traçabilité, de nouvelles fibres techniques et de technologies intégrées à l’habillement ouvre la possibilité de nombreux partenariats pour les entreprises étrangères. L’ancrage local et l’apport d’une véritable valeur ajoutée technologique ou environnementale seront des clés de la réussite de la réussite sur le marché chinois.

 Tourisme et industries culturelles

La Chine était le troisième pays le plus touristique au monde avant la pandémie, néanmoins, les chiffres d’entrée en 2025 augmentent peu à peu et se rapprochent des chiffres pré-pandémie. Des mesures d’exemptions de visa et de simplification des paiements pour les étrangers sont notamment à l’origine de cette dynamique. Le secteur de l’hôtellerie est directement affecté et connaît une diversification de l’offre lifestyle pour répondre aux nouveaux besoins des touristes internationaux.

  • 85 milliards USD de recettes
  • +35 millions de touristes étrangers en 2025
  • 20 à 30% de hausse des dépenses des voyageurs
  • 1er pays dans la digitalisation du parcours client
  • 60% des touristes vont à Shanghai, Pékin et Canton

La Chine est aussi un marché majeur pour les industries culturelles et créatives (ICC) françaises et européennes : design, mode, luxe, gastronomie, vin, art de vivre, audiovisuel, musique, édition, gaming, patrimoine, éducation. La classe moyenne chinoise, très attachée à la notion de raffinement et à la marque France, constitue un bassin de consommation de rang mondial. Les partenariats publics-privés, les learning expeditions, les missions collectives et les programmes d’accompagnement ICC permettent aux entreprises de mutualiser les coûts d’entrée et d’accélérer leur compréhension du marché.

Le tourisme est un secteur très dynamique et en expansion en Chine. La diversification de l’offre ( visite de régions et de métropoles moins connues) et l’offre d’une expérience personnalisée sont les principaux leviers de développement pour une entreprise étrangère souhaitant se développer en Chine.

RETOUR D’EXPERIENCE

VVR International intervient depuis 27 ans sur l’ensemble du cycle de vie des projets d’entreprises européennes et américaines en Chine. Les quatre études de cas présentées ci-après illustrent la diversité des problématiques accompagnées et la capacité de VVR à mener des projets complexes de bout en bout, dans des secteurs à forte intensité technologique et réglementaire.

Étude de cas 1 – Diagnostic stratégique et implantation industrielle

DISPOSITIFS MÉDICAUX

Client : groupe européen du secteur des dispositifs médicaux, leader sur un segment spécialisé à forte intensité réglementaire, déjà présent en Chine à travers un partenariat commercial.

Contexte et objectifs : face à la forte dynamique du marché chinois et à la montée en puissance des politiques d’achats hospitaliers favorisant la production locale, le client a souhaité obtenir un diagnostic stratégique complet de sa présence en Chine, évaluer les alternatives de développement (extension du partenariat existant, acquisition d’un acteur local, recours à un CDMO, implantation industrielle greenfield) et disposer d’un plan d’action rendu directement au Conseil d’administration.

L’accompagnement VVR International : VVR a conduit un diagnostic stratégique 360° combinant expertise marché, expertise industrielle et expertise financière :

  • Cartographie complète du marché et projections quantifiées sur 7 ans du Serviceable Obtainable Market (SOM) par segment et par canal de vente
  • Analyse concurrentielle et analyse des appels d’offres publics
  • Audit réglementaire et recommandations sur la stratégie de localisation (NMPA, classement des dispositifs, enregistrements, agent réglementaire)
  • Évaluation de l’organisation commerciale, technique et SAV du distributeur existant et qualification d’alternatives
  • Investigations financières, juridiques et administratives sur les partenaires et cibles potentielles
  • Benchmark et évaluation de sites industriels pour un projet d’implantation
  • Évaluation comparative des modèles industriels alternatifs, incluant l’acquisition d’un concurrent local et le recours à des CDMO
  • Élaboration d’un business plan à 10 ans et d’un modèle DCF pour la future usine, ajustés aux conditions spécifiques du site sélectionné
  • Plusieurs missions de terrain en Chine avec la direction du client
  • Rapport de synthèse présenté directement au Conseil d’administration

 

Résultats : le client dispose aujourd’hui d’une feuille de route claire pour le développement de ses activités en Chine à travers une production locale selon la logique « Made in China for China », avec un potentiel d’accroissement significatif de son chiffre d’affaires et de sa rentabilité en Chine grâce à l’éligibilité aux nouveaux dispositifs d’achat hospitalier et à une compétitivité-coût accrue. Le projet d’implantation est en cours de mise en œuvre avec l’appui continu de VVR.

Étude de cas 2 – Recrutement et Employer Record

SECTEUR PHARMACEUTIQUE – CRO

Client : groupe américain de taille intermédiaire, actif dans le secteur pharmaceutique et CRO, souhaitant établir une présence commerciale, réglementaire et support complète en Chine sans immobiliser initialement de capitaux dans la création d’une filiale.

Contexte et objectifs : développer rapidement une équipe bilingue sino-américaine couvrant l’ensemble de la Chine, sécuriser juridiquement les relations de travail et permettre au client de tester le marché avec une structure agile, évolutive et pleinement conforme au droit social chinois. Les enjeux étaient la rapidité d’exécution, la qualité des profils recrutés et la sécurisation juridique et fiscale.

L’accompagnement VVR International : VVR a déployé son dispositif intégré de recrutement et d’Employer of Record (EOR), rendu possible par ses licences RH et ses systèmes certifiés ISO 27001-2022 pour la gestion des données RH :

  • Définition du cahier des charges des postes et de la grille salariale de marché
  • Recrutement du Directeur Général Chine, d’une équipe commerciale de 4 personnes, d’une équipe réglementaire de 3 personnes et d’une équipe support de 2 personnes – soit une équipe complète de 10 personnes
  • Background checks, vérifications de références et entretiens croisés France / États-Unis / Chine
  • Mise en place des contrats de travail et des politiques internes de l’entreprise
  • Déploiement de l’organisation EOR (portage salarial local) : gestion de la paie selon la réglementation locale, gestion des déclarations sociales et fiscales, gestion des notes de frais, outils et équipements
  • Suivi managérial de l’équipe et interface RH au quotidien

 

Résultats : constitution en quelques mois d’une équipe opérationnelle de 10 personnes déployée sur l’ensemble du territoire chinois, dédiée au client américain, totalement sécurisée juridiquement et fiscalement. Le dispositif offre au client une base stable pour développer une activité pérenne et sécurisée avec les grands acteurs médicaux et pharmaceutiques chinois, tout en conservant une flexibilité totale sur l’évolution de sa structure juridique en Chine.

Témoignage : « Le modèle EOR proposé par VVR nous a permis de prendre pied en Chine en quelques mois, avec une équipe opérationnelle de haut niveau, sans avoir à immobiliser de capital ni à assumer la charge administrative et fiscale qu’impliquerait la création immédiate d’une filiale. Cette flexibilité est précieuse dans un marché où les conditions réglementaires et concurrentielles évoluent rapidement. Nous avons pu tester notre modèle commercial, ajuster notre stratégie puis envisager sereinement l’étape suivante de structuration juridique. »

Étude de cas 3 – Négociation commerciale et joint-venture

ENERGIE – HYDROGÈNE

Client : groupe industriel italien spécialisé dans la fabrication d’équipements de production d’hydrogène, fleuron de l’industrie européenne des technologies hydrogène.

Contexte et objectifs : l’accompagnement a débuté en 2017 par le soutien à la négociation d’un contrat de vente d’équipements de production d’hydrogène en Chine pour un montant de 2,5 millions d’euros. À la suite de ce succès commercial, le client a souhaité structurer une stratégie de long terme en Chine, incluant la définition d’un partenariat industriel durable et, potentiellement, la localisation d’une partie de sa production. Cette ambition s’inscrivait dans un contexte de développement très rapide de la filière hydrogène chinoise, avec un objectif national de déploiement accéléré et de multiples projets industriels lancés par les grands groupes publics chinois de l’énergie.

 

L’accompagnement VVR International : VVR a structuré un accompagnement en plusieurs vagues sur plusieurs années, combinant appui commercial, diagnostic stratégique et structuration capitalistique :

  • Appui à la négociation et à la signature du contrat initial de 2,5 millions d’euros
  • Diagnostic stratégique approfondi incluant une étude technologique, une analyse des coûts de production des concurrents chinois et une étude de marché sectorielle
  • Recommandations stratégiques et définition de la feuille de route d’implantation industrielle
  • Recrutement du Directeur Commercial Chine : définition du poste, sourcing, entretiens, sélection finale
  • Analyse SWOT de l’organisation du client en Chine et évaluation du potentiel de partenariat avec les différents acteurs chinois du secteur
  • Définition des priorités produits à localiser en Chine
  • Validation du projet global d’implantation et structuration d’une joint-venture industrielle
  • Négociation avec le partenaire chinois de la joint-venture, assistance à la rédaction des contrats, et mise en place opérationnelle de la structure
  • Support logistique et douanier entre l’Italie et la Chine

 

Résultats : signature du contrat commercial de 2,5 millions d’euros, recrutement réussi d’un Directeur Commercial Chine, résolution des obstacles opérationnels et douaniers rencontrés par le client, restauration d’un climat de confiance avec le marché chinois, signature d’une Letter of Intent pour la joint-venture industrielle. La mission se poursuit aujourd’hui dans la phase de mise en œuvre opérationnelle de la joint-venture.

Témoignage : « Ce qui fait la différence avec VVR, c’est la capacité à accompagner un projet industriel complexe sur la durée : du premier contrat commercial jusqu’à la structuration d’une joint-venture, en passant par le recrutement du management, la résolution des obstacles douaniers et la négociation avec les partenaires chinois. En plus de sept années de collaboration, VVR a démontré à chaque étape une connaissance très fine du secteur et du marché chinois, ainsi qu’une exécution de qualité. Pour une PME industrielle européenne, un tel partenariat local, stable et de long terme est un atout absolument déterminant. »

 

Étude de cas 4 – Réindustrialisation européenne via partenariat sino-européen

ENERGIE – START-UP DEEP TECH : DU POC À LA PRODUCTION EN SÉRIE

Client : start-up européenne du secteur énergétique ayant développé une technologie de rupture dans un marché dominé par les acteurs chinois, sans capacité de fabrication propre au démarrage.

Contexte et objectifs : La start-up disposait d’une technologie innovante mais sans outil de production dans un secteur où la Chine concentre la quasi-totalité des compétences industrielles, des matériaux critiques et de la chaîne de valeur. Il fallait impérativement s’appuyer sur l’écosystème industriel chinois pour développer les capacités productives de la start-up et lever les fonds nécessaires à la construction d’une usine en Europe. Le projet articulait simultanément trois défis : industrialisation rapide via la Chine, structure d’une supply chain et réindustrialisation européenne. L’industrialisation rapide en Chine nécessitait de sécuriser des sous-traitants capables de produire les premières séries et d’assumer la hausse du volume, tout en faisant face aux enjeux de protection de la propriété intellectuelle. Parallèlement, il fallait structurer une supply chain internationale permettant de coordonner des flux entre l’Europe, l’Asie et l’Amérique du Nord. Enfin, l’objectif était également de préparer le financement et l’implantation d’une usine en Europe.

 

L’accompagnement VVR International : VVR a apporté son expertise de la première phase de POC jusqu’à la sécurisation des partenariats pour le lancement de l’usine en Europe.

  • Sourcing & sécurisation des sous-traitants : identification, évaluation et sélection des partenaires industriels chinois ; négociation des contrats (prix, délais, IP, confidentialité) ; qualification continue au fil de la montée en volumes.
  • Pilotage de la supply chain internationale : cartographie des sources d’approvisionnement, gestion des flux logistiques internationaux,
  • Identificatin de fournisseurs alternatifs générant plusieurs dizaines de k$ d’économies par commande.
  • Protection de la propriété intellectuelle : audit des risques IP, structuration contractuelle anti-captation
  • Accompagnement lors des tentatives de prise de contrôle technologique par des sous-traitants.
  • Appui aux levées de fonds : apport des preuves industrielles réclamées par les investisseurs
  • Identification et négociations de partenaires stratégiques pour l’implantation européenne

 

Résultats : La production industrielle du client est devenue opérationnelle en Chine très rapidement après la phase de POC ce qui a permis une montée en volume adaptée aux cycles stratégiques de levées de fonds. Ce dynamisme industriel a été supporté par une supply chain internationale très structurée et résiliente. De plus, l’enjeu de l’intégrité de la propriété intellectuelle a été pris en charge dès le début ce qui a favorisé une préservation des savoir-faire face aux tentatives de captation technologique. Le succès de ce déploiement industriel en Chine a été un élément capital auprès des investisseurs lors des différentes levées de fonds. L’expertise et les partenariats acquis en Chine permettent aujourd’hui le retour du procédé industriel en Europe.

Témoignage : « L’accompagnement de VVR a été un facteur clé dans la réussite de notre implantation en Chine. Dans un contexte particulièrement difficile – restrictions de voyage liées au COVID, complexité administrative, pression concurrentielle – nous avons pu compter sur une équipe locale qui a porté le projet comme si elle faisait partie intégrante de notre groupe. L’évaluation rigoureuse des sites, la négociation des baux et équipements, et surtout la représentation légale locale nous ont permis de gagner du temps, de sécuriser les investissements et de nous concentrer sur notre cœur de métier : le développement technologique et commercial. »

 

POINTS DE VIGILANCE

Le choix du partenaire est déterminant

Comme dans la plupart des marchés asiatiques, le choix du bon partenaire est l’un des facteurs de succès les plus déterminants en Chine. Une sélection insuffisamment qualifiée peut considérablement ralentir un projet, voire le bloquer durablement. L’alignement stratégique, la capacité opérationnelle, la stabilité financière et la solidité juridique du partenaire priment très largement sur sa notoriété apparente ou sa taille.

La bi-culturalité est également un facteur clé de sécurisation. Au-delà de la langue, la réussite repose sur la maîtrise simultanée des deux cultures commerciales – européenne et chinoise. Un expert local biculturel est capable de :

  • Traduire non seulement les mots, mais les intentions, les non-dits et les logiques de décision, souvent implicites dans la culture chinoise des affaires
  • Adapter le discours commercial et stratégique au profil réel des interlocuteurs (SOE, groupes privés, PME familiales, institutions, start-ups)
  • Anticiper les points de friction culturels, contractuels ou réglementaires
  • Arbitrer entre vitesse d’exécution et sécurisation juridique et opérationnelle

Cette bi-culturalité permet d’éviter les malentendus fréquents entre partenaires européens et chinois, souvent liés à des différences de perception du risque, du temps, de la hiérarchie et de l’engagement. Elle constitue également une protection essentielle contre les risques contractuels et capitalistiques, dans un environnement où les pratiques de négociation peuvent être très différentes de celles en vigueur en Europe.

Un marché exigeant, où la confiance se construit dans la durée

Le fonctionnement du marché chinois peut, au premier abord, dérouter les entreprises étrangères. Les processus de décision semblent parfois longs, fragmentés ou opaques, avant de se débloquer très rapidement dès lors que les bons interlocuteurs sont identifiés et qu’un climat de confiance – le fameux guanxi – est instauré. Cette apparente contradiction fait partie intégrante de la culture des affaires chinoise.

La dimension humaine y est absolument centrale. Les dirigeants chinois attachent une importance particulière à la loyauté, à l’engagement personnel et à la capacité d’un partenaire à s’inscrire dans une relation de long terme. La présence locale – directe ou par l’intermédiaire d’un représentant professionnel stable – constitue un facteur clé de crédibilité et de réassurance. À l’inverse, une approche perçue comme opportuniste ou uniquement guidée par le court terme est systématiquement interprétée comme un signal négatif.

Sur le plan réglementaire, la Chine présente un cadre dense, parfois complexe, et surtout en évolution permanente : droit des contrats, propriété intellectuelle, cyber-sécurité et transfert de données (PIPL, DSL, CSL), réglementation sectorielle médicale et cosmétique (NMPA), réglementation agroalimentaire (GACC), réglementation environnementale. Une veille active et un accompagnement spécialisé sont indispensables pour ne pas prendre de retard ni s’exposer à des risques.

S’entourer d’experts locaux pour accélérer sa démarche tout en réduisant les risques

S’appuyer sur des experts locaux permet de mettre en place des modes d’entrée graduels, adaptés à la maturité du projet :

  • Études sectorielles ciblées et quantifiées
  • Identification et audit de partenaires locaux
  • Représentation commerciale externalisée
  • Portage salarial local (Employer of Record) pour tester le marché sans créer immédiatement une filiale
  • Structuration juridique et fiscale adaptée avant tout investissement lourd
  • Accompagnement réglementaire spécialisé et agence réglementaire NMPA

Ces dispositifs offrent aux entreprises françaises la possibilité de valider le potentiel réel du marché, d’ajuster leur modèle économique et de limiter leur exposition au risque. Un accompagnement local expérimenté ne ralentit pas les projets : il les accélère. En disposant d’un réseau qualifié, d’un accès direct aux décideurs, d’une connaissance fine des secteurs et des territoires, et d’une capacité à gérer les aspects réglementaires, contractuels et humains, les entreprises gagnent en temps, en lisibilité et en efficacité opérationnelle.

S’entourer d’experts locaux biculturels permet non seulement de réussir son entrée sur le marché, mais surtout de pérenniser son développement, dans un pays où les opportunités sont réelles mais nécessitent méthode, patience et ancrage terrain.

Attention aux clichés et idées reçues

Certaines règles informelles doivent être intégrées pour sécuriser durablement les relations d’affaires. Il est conseillé d’aborder avec prudence les sujets politiques sensibles (Taïwan, Hong Kong, Xinjiang, relations sino-américaines) qui n’ont pas vocation à s’inviter dans les discussions commerciales. Si les pratiques ont fortement évolué et se sont professionnalisées depuis vingt ans – notamment sous l’effet des campagnes anti-corruption menées par les autorités chinoises –, la vigilance reste de mise dans certains secteurs et certaines régions.

La question de la propriété intellectuelle est également cruciale. Contrairement à une idée reçue tenace, la Chine dispose aujourd’hui d’un arsenal législatif de protection de la propriété intellectuelle relativement complet, et d’un système judiciaire spécialisé (tribunaux IP) qui a significativement renforcé ses décisions ces dernières années. Les risques existent toujours, mais ils doivent être anticipés en amont : dépôts de marques et brevets en Chine avant toute présentation au marché, clauses contractuelles de confidentialité et de non-concurrence solides, segmentation technologique des transferts, vigilance opérationnelle constante. Ici encore, un accompagnement spécialisé constitue un investissement indispensable.

LE SAVIEZ-VOUS ?

Shanghai est l’une des plus grandes métropoles économiques de la planète, avec plus de 24,7 millions d’habitants et un PIB qui dépasse 750 milliards USD en 2024, soit une économie plus importante que celles de pays comme la Belgique, la Suède ou la Thaïlande, et comparable à celle de la Suisse.

La région du Yangtze River Delta – qui regroupe Shanghai, le Jiangsu, le Zhejiang et l’Anhui – génère environ 24 % du PIB chinois avec seulement 4 % du territoire et 17 % de la population chinoise. Elle constitue l’un des bassins industriels et technologiques les plus denses au monde, comparable à la région du Rhin-Main-Neckar allemande ou à la Silicon Valley américaine, avec des spécialisations fortes en véhicules électriques, semi-conducteurs, biopharmacie, robotique et intelligence artificielle.

La Chine dépose chaque année environ 1,6 million de brevets d’invention, soit près de 47 % du total mondial, devant les États-Unis (17 %) et le Japon (10 %). Le pays compte aujourd’hui plus de 4 000 écosystèmes d’innovation labellisés (parcs scientifiques, incubateurs, zones pilotes) et plus de 500 licornes, soit environ un quart du total mondial des start-ups valorisées à plus d’un milliard de dollars.

La Chine a développé le premier système de paiement numérique au monde : plus de 95 % des transactions de détail en zone urbaine s’effectuent désormais sans espèces, principalement via Alipay et WeChat Pay. Le yuan numérique (e-CNY) est en phase de généralisation et la Chine accueille plusieurs des plus grands hubs mondiaux de la fintech et du commerce social. Cette avance numérique a des implications structurelles pour les entreprises étrangères : toute stratégie commerciale B2C en Chine doit désormais intégrer dès l’amont les plateformes digitales chinoises (Douyin, Red/Xiaohongshu, Taobao, JD.com, Pinduoduo, WeChat), dont les logiques diffèrent profondément de celles de leurs équivalents occidentaux.

CONCLUSION

La Chine a changé d’échelle depuis longtemps : elle n’est plus le marché d’opportunité ponctuelle ni la seule usine du monde, mais un marché stratégique de long terme et un centre de gravité industriel et technologique mondial, au cœur des équilibres économiques du XXIᵉ siècle.

Le pays s’impose désormais comme un marché à forte valeur stratégique, à condition d’en comprendre les réalités et d’en maîtriser les codes. Avec sa base industrielle unique au monde, son marché intérieur de 1,4 milliard de consommateurs, ses secteurs en forte croissance (mobilité électrique, énergies renouvelables, santé, IA, robotique) et sa capacité d’intégration profonde dans les chaînes de valeur internationales, la Chine conjugue des atouts que peu de marchés au monde sont capables d’offrir simultanément. Elle conserve néanmoins des spécificités culturelles, réglementaires et opérationnelles qu’il convient d’aborder avec méthode.

Loin des mythes réducteurs – le « marché trop compliqué », la « copie généralisée », la « concurrence déloyale » –, la réussite en Chine repose sur une approche structurée, un engagement dans la durée et une présence terrain capable de créer la confiance. Les opportunités sont réelles, mais elles se méritent : elles supposent une lecture fine du marché, une anticipation méthodique des risques et un accompagnement adapté à chaque projet, à chaque phase de développement et à chaque secteur.

Pour les entreprises qui acceptent cette exigence et qui savent transformer la complexité chinoise en levier stratégique, la Chine constitue non seulement un marché d’opportunités, mais aussi une plateforme durable de développement régional et international. Dans un monde en recomposition, où les chaînes de valeur se redessinent et où la compétition technologique s’intensifie, la question n’est plus de savoir si l’on peut se permettre d’aller en Chine. C’est de savoir si l’on peut se permettre de ne pas y être.

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Le marché du vin en Chine 2026 : tendances et consommation

Le marché du vin en Chine 2026 : tendances et consommation

Tendances macroéconomiques et aperçu du marché chinois du vin

Le marché chinois du vin fait face à un ralentissement de la consommation et une transformation structurelle des habitudes d’achat. Après deux décennies de croissance rapide, la consommation de vin en Chine a reculé depuis 2018. Selon l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), la consommation chinoise est passée d’environ 17,9 millions d’hectolitres en 2017 à environ 6,8 millions d’hectolitres en 2023. Plusieurs facteurs expliquent cette évolution : le ralentissement économique post-pandémie, la baisse de confiance des consommateurs à la suite de la crise de l’excédent immobilier, la concurrence croissante d’autres catégories d’alcool, notamment le baijiu et la bière premium, ainsi qu’un changement générationnel dans les préférences des consommateurs. En effet, la part du vin dans le marché global des alcools en Chine a diminué après avoir atteint un pic en 2017, où elle était passée de 1 % à 4 % en quinze ans, pour revenir à 1,3 % en 2023. Les jeunes urbains chinois privilégient désormais des boissons perçues comme plus accessibles, telles que les cocktails, les spiritueux importés ou les boissons à faible teneur en alcool.

Parallèlement, la structure du marché continue d’évoluer sous l’effet des dynamiques d’importation et de la transformation de la distribution. Les tensions commerciales entre la Chine et certains pays producteurs ont notamment redessiné la carte des fournisseurs. Cette situation a ouvert des opportunités pour d’autres pays exportateurs, notamment la France, le Chili, l’Italie et l’Espagne. La France demeure ainsi l’un des principaux fournisseurs en valeur, portée par la forte image de ses appellations.

La Chine reste l’un des plus grands marchés mondiaux du vin avec des prévisions de croissance à plus de 74 milliards de dollars d’ici 2033, un niveau qui ferait de la Chine le plus grand marché mondial du vin. De 2025 à 2033, le marché devrait connaître une croissance annuelle moyenne (CAGR) de 10,5 %, soulignant une croissance régulière de la valeur à moyen terme.[1]

Défis et opportunités pour les exportateurs de vin en Chine

Preuves de croissance : potentiel de hausse de la consommation d’alcool

Certains éléments permettent d’envisager une croissance future du marché chinois du vin, car la Chine est encore loin de la moyenne mondiale de consommation d’alcool par habitant (Voir le récent article Le marché chinois du vin : chocs récents, perspectives à long terme publié dans le Journal of Wine Economics)[2].

L’essor de la production nationale de vin en Chine

Au début des années 2000, des investissements massifs et l’augmentation de la consommation de vin par habitant ont conduit à un développement rapide de l’industrie viticole nationale, en particulier dans les provinces du Shandong et du Ningxia.

Cependant, malgré l’essor de la production viticole chinoise au début des années 2000, celle-ci a commencé à ralentir après 2013. À l’inverse, la consommation de vin importé n’a cessé d’augmenter depuis cette année-là, passant de 19,1 % de la consommation totale d’alcool en Chine à 53,7 % en 2023.[3]

Incertitude politique et fluctuation des importations de vin en Chine : des parts de marché volatiles

Le marché chinois du vin est très dépendant des déclarations politiques, des politiques et de la fiscalité. L’introduction de droits de douane unilatéraux a contribué à la fluctuation des sources d’approvisionnement en vin importé en Chine. En 2021, la Chine a interdit les importations de vin australien. La France a ensuite comblé le vide laissé par les vins australiens, ce qui lui a permis d’augmenter sa part de marché de près de 50 %. Cependant, cet effet a été de courte durée, car la part de marché française est revenue à son niveau d’avant 2021 dès la reprise des importations australiennes, en 2024.

Habitudes de consommation : des clients plus jeunes et sensibilisés, à la recherche de nouvelles expériences de dégustation

Les consommateurs de vin chinois sont de plus en plus jeunes, âgés pour la plupart de 30 à 49 ans, et leur comportement de consommation est fortement influencé par la publicité numérique.

Ils sont à la recherche de nouvelles expériences de dégustation et préfèrent les marques plus modernes et plus jeunes. Les canaux de vente au détail instantanés chinois, tels que les plateformes de commerce électronique (Tmall, JD.com, Pinduoduo, etc.) ou les mini-programmes des réseaux sociaux (WeChat, Douyin), sont désormais essentiels pour interagir avec les consommateurs chinois. Le streaming en direct et les leaders d’opinion (KOL) jouent un rôle important dans la notoriété des marques et l’orientation du comportement des consommateurs.

Leurs préférences sont passées du vin rouge sec traditionnel à des types de vin plus diversifiés. Selon le rapport Pro Wine Business Report 2025, la plupart des négociants interrogés (52 %) s’attendent à une baisse des ventes de vins tranquilles importés d’ici 2027, tout en prévoyant une popularité croissante des vins mousseux. Pour 2027, les producteurs et négociants interrogés par Pro Wine prévoient les meilleures performances commerciales globales pour les vins à teneur réduite ou sans alcool, les vins blancs tranquilles secs et les vins mousseux.[4]Néanmoins, la demande pour les marques importées haut de gamme et bien établies persiste, les consommateurs chinois devenant de plus en plus avertis en matière de vin.

Au-delà du vin, les consommateurs chinois sont également à la recherche de nouvelles expériences gustatives. Les bars innovants et conceptuels connaissent une popularité croissante et deviennent un canal de distribution clé pour les vins importés.

Cibler de nouveaux clients jeunes, créer de nouvelles expériences de dégustation et promouvoir une histoire culturelle numérique : perspectives stratégiques pour 2026

 L’enquête 2025 Pro Wine China Report met en évidence trois facteurs de croissance essentiels pour le marché du vin en Chine :

  • Cibler de nouveaux consommateurs, en particulier les jeunes générations,
  • Créer de nouvelles expériences de dégustation,
  • Promouvoir une histoire culturelle numérique qui trouve un écho auprès du public.

 

Vendre du vin en Chine exige de l’agilité. Le succès dépend de l’adaptation des canaux, de la communication et du marketing afin de mettre en avant un storytelling ancré dans la culture locale et aligné sur les moments clés de l’année ou les fêtes (retrouvez les principales fêtes et célébrations à connaitre en Chine dans notre article « Les fêtes traditionnelles et commerciales en Chine : jours fériés, vacances et opportunités commerciales en 2026 ». La créativité est également essentielle pour concevoir une expérience innovante et mémorable pour un public en quête constante de nouveauté et d’impressions durables.

Sources :

[1] Taille et perspectives du marché chinois du vin, 2033

[2] Anderson K. China’s wine market: Recent shocks, long-term prospects. Journal of Wine Economics. 2025;20(4):291-305. doi:10.1017/jwe.2025.10070 Le marché chinois du vin : chocs récents, perspectives à long terme | Journal of Wine Economics | Cambridge Core

[3] Vérification de Xingxing | Base de données de recherche industrielle (hanghangcha.com)

[4] Les jeunes consommateurs insufflent une nouvelle vie au marché chinois du vin en perte de vitesse (yicaiglobal.com)

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Les fêtes traditionnelles et commerciales en Chine : jours fériés, vacances et opportunités commerciales en 2026

LES FÊTES TRADITIONNELLES ET COMMERCIALES EN CHINE : JOURS FÉRIÉS, VACANCES ET OPPRTUNITES COMMERCIALES EN 2026

Cette année, le Nouvel an est célébré le 17 février et marque le début d’une nouvelle année placée sous le signe du Cheval de feu. En Chine, les fêtes traditionnelles rythment l’année s’accompagnant de jours fériés, de célébrations familiales et de moments conviviaux. A ces fêtes, s’ajoutent des célébrations plus récentes tournées vers la consommation. Traditionnelles ou commerciales, ces dates clés structurent l’économie, influencent les flux logistiques, s’accompagnent de pics de consommation et offrent des opportunités commerciales pour qui les entreprises qui anticipent et adaptent leur stratégie.

La compréhension fine de ces périodes est donc essentielle à tout projet de développement en Chine, que ce soit pour gérer la relation fournisseurs, planifier la production, ajuster les campagnes marketing ou organiser le travail des équipes locales. Dans cet article, retrouvez les dates clés du calendrier de l’année à venir !

LES FÊTES TRADITIONNELLES : DES PILIERS CULTURELS ET FAMILIAUX

 LE NOUVEL AN CHINOIS : DU 15 au 23 février (JOURS FÉRIÉS)

Le Nouvel An chinois, appelé en Chine Fête du Printemps (春节 – Chūnjié), célèbre le premier jour de l’année lunaire. Puisqu’elle est basée sur le calendrier lunaire, la date varie chaque année. En 2026, le Nouvel An Chinois tombe le mardi 17 février, inaugurant l’année du Cheval.

Cette période est synonyme de réunions familiales, de repas conviviaux et de rituels traditionnels comme le nettoyage des maisons pour chasser les mauvais esprits ou encore les feux d’artifice. Les jours fériés s’étendent officiellement du 15 au 23 février, bien que les festivités durent souvent une quinzaine de jours.

Chaque année, des millions de Chinois effectuent des déplacements massifs dans tout le pays pour retrouver leurs familles. Avec plus de 9 milliards de trajets inter-régionaux prévus par les autorités sur une période de 40 jours, ce phénomène, connu sous le nom de Chunyun (春运), est la plus grande migration humaine au monde.

Si cette fête s’accompagne d’une hausse de la consommation, notamment dans les secteurs de l’alimentaire, l’électronique, l’électroménager connecté, elle est aussi synonyme de ralentissement économique dans tout le pays. Pour une période de six à huit semaines, de mi-janvier à début mars, l’activité ralentit dans les entreprises et administrations à mesure que les travailleurs prennent des jours de repos, et ce pour une période de six à huit semaines, de mi-janvier à début mars. Il est alors recommandé d’anticiper ce ralentissement en passant commande auprès des fournisseurs à l’avance pour toutes les livraisons potentiellement affectées par le Nouvel An Chinois, et ce dès octobre.

 

LA FÊTE DES LANTERNES : LE 3 MARS 2026

La Fête des Lanternes (元宵节 – Yuánxiāo jié) est célébrée après le Nouvel An chinois et fête la première pleine lune de la nouvelle année lunaire. Cette année, elle aura lieu le 3 mars 2026. des lanternes colorées illuminent les rues dans lesquelles des danses du lion et des défilés sont organisés. Les tangyuan (boules de riz gluant) sont l’une des spécialités traditionnelles dégustées à cette occasion.

LA FÊTE DE QINGMING : LE 4 AVRIL 2026 (JOUR FÉRIÉ)

La fête de Qingming ou Fête des Morts (清明节Qīngmíng jié), est dédiée au souvenir des ancêtres. Lors de cette fête, les familles chinoises se rendent dans les cimetières pour déposer des offrandes et entretenir les tombes. En 2026, Qingming tombe le samedi 4 avril et le week-end sera prolongé jusqu’au 6 avril.

LA FÊTE DES BATEAUX-DRAGONS : DU 19 AU 21 JUIN 2026 (JOUR FERIÉ)

La fête des bateaux-dragons aura lieu du 19 au 21 juin 2026. Cette célébration traditionnelle commémore chaque année le poète Qu Yuan. Ce poète est un symbole du patriotisme dans la Chine antique. Durant ces 3 jours, on assiste à des courses de bateaux-dragons. Cette célébration s’accompagne dela dégustation de pyramides de riz gluant enveloppées dans des feuilles de bambou appelées zongzi . Ces 3 jours seront fériés,

LA FÊTE DE LA MI-AUTOMNE : DU 25 AU 27 SEPTEMBRE 2026 (JOUR FERIÉ)

La Fête de la Mi-Automne ( – Zhōngqiū jié), également appelée Fête de la Lune, est célébrée le quinzième jour du huitième mois lunnaire, soit le 25 septembre de cette année, et est un jour férié. Elle commémore la séparation de deux amants, Houyi et Chang’e, déesse de la Lune séparée de son bien-aimé pour l’éternité, et n’est autorisée à le retrouver qu’une fois par an, le quinzième jour du huitième mois lunaire.

Considérée comme la deuxième fête la plus importante après le Nouvel An chinois, elle est marquée par des réunions familiales pour admirer la pleine lune tout en dégustant des gâteaux de lune.

Il est commun d’échanger des cadeaux au moment de la Fête de Mi-Automne, que ce soit en famille qu’entre amis et collègues. Certaines entreprises offrent à cette occasion des présents à leurs employés, notamment des gâteaux de lune.

LA FÊTE NATIONALE : DU 1ER AU 7 OCTOBRE 2026 (GOLDEN WEEK)

La Fête Nationale (国庆节 – Guóqìng jié), célébrée le 1er octobre, marque la création de la République populaire de Chine en 1949. Elle donne lieu à une semaine de vacances, appelée la Golden Week. C’est une période clé pour le tourisme, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

LES FÊTES COMMERCIALES : ENTRE INNOVATION ET CONSOMMATION

 LA SAINT-VALENTIN CHINOISE : LE 10 AOÛT 2026

La Saint-Valentin chinoise, ou Qixi (七夕节), tombe le 10 août 2026. Inspirée par une légende romantique entre deux amoureux séparés par la Voie lactée, cette fête est de plus en plus adoptée par les jeunes générations urbaines, qui célèbrent l’amour avec des cadeaux et des dîners romantiques.

 Elle représente une opportunité commerciale notamment pour les marques de beauté, de luxe, de bijoux, et d’électroménager connecté, à condition d’opter pour un marketing spécial pour l’occasion. Les éditions limitées pour la fête de Qixi rencontrent un franc succès. Les ventes en ligne et le live streaming sont des canaux de vente les plus porteurs lors de cette fête.

 LA JOURNÉE DES CÉLIBATAIRES : LE 11 NOVEMBRE 2026

Connue sous le nom de Double 11 (双十一 –  Shuāngshíyī ou Shuang Eleven), ou encore Journée des célibataires (光棍节 – Guānggùn jié), le 11 novembre s’est imposéen quelques années comme la journée phare du shopping en Chine.

A l’origine conçu comme une journée de promotions massives sur Taobao, la plateforme principale du géant de l’e-commerce Alibaba, le Double 11 a depuis été repris par de nombreuses enseignes chinoises pour devenir une journée de consommation de masse dans toute la Chine. Chaque année, le Shuang Eleven est marqué par des ventes record sur les plateformes de commerce en ligne, attirant des millions d’acheteurs à la recherche de bonnes affaires.

LE DOUBLE DOUZE : LE 12 DÉCEMBRE 2026

Surfant sur le succès du 11 novembre, le Double Douze (双十二) est un événement commercial, . Un mois après la fête des célibataires, ce jour permet aux commerçants de proposer de nouvelles promotions afin d’écouler leurs stocks.

UNE ORGANISATION DES JOURS FÉRIÉS EN 2026 : ENTRE TRAVAIL ET REPOS

En 2026 les jours fériés en Chine suivent une logique particulière. Afin de maximiser les périodes de repos, les autorités ajustent souvent les week-ends qui précèdent ou suivent les jours fériés. Par exemple, pour le Nouvel An chinois ou la Golden Week, des journées de travail peuvent être déplacées pour permettre des périodes de congés plus longues. Voici un récapitulatif des jours fériés en 2026:

  • Nouvel An lunaire : du 15 au 23 février, avec rattrapage les samedi 14 et dimanche 28 février
  • Qingming : du samedi 4 au lundi 6 avril
  • Fête du Travail : du vendredi 1er au mardi 5 mai, avec rattrapage le samedi 9 mai
  • Fête des Bateaux-Dragons : du vendredi 19 au dimanche 21 juin
  • Fête de la Mi-Automne : du vendredi 25 au dimanche 27 septembre 2026
  • Fête Nationale : du jeudi 1er au mercredi 7 octobre, avec rattrapage les dimanche 20 septembre et samedi 10 octobre

 

Maîtriser le calendrier chinois, un levier stratégique pour votre développement en Chine

Les fêtes traditionnelles ou commerciales sont nombreuses en Chine Pour les entreprises étrangères, bien connaître les fêtes, les jours fériés et les pratiques de consommation spécifiques associées permet non seulement d’éviter les imprévus logistiques ou organisationnels, mais aussi de saisir les opportunités qu’elles offrent en matière de communication, de stratégie commerciale ou de relation client.

Vous avez un projet de développement sur le marché chinois ?Contactez nos experts. Nous serons ravis de vous accompagner dans vos projets sur le marché chinois. contact@vvrinternational.com

 

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Réseau ferroviaire en Chine : un développement rapide au service de la mobilité intérieure

Réseau ferroviaire en Chine : un développement rapide au service de la mobilité intérieure

Le réseau ferroviaire chinois : hors normes

La Chine possède aujourd’hui le réseau ferroviaire le plus vaste du monde, avec plus de 162 000 kilomètres de voies ferrées, dont 48 000 km dédiés à la grande vitesse.

Le réseau est conçu pour desservir efficacement l’ensemble du territoire, reliant les grandes métropoles comme Pékin, Shanghai, Canton, Shenzhen ou Chengdu, mais aussi des villes secondaires auparavant peu desservies.

La ligne emblématique Pékin–Shanghai, inaugurée en 2011, illustre cette ambition : longue de 1 318 km, permet de relier les deux plus grandes villes du pays en moins de 4h30, avec des vitesses commerciales atteignant 350 km/h. La plus longue ligne à grande vitesse, Pékin-Guangzhou (2 298 km), dure 8 à 10 heures.

Un plan de développement ferroviaire ambitieux à l’horizon 2035

Le développement ferroviaire chinois ne ralentit pas. Le gouvernement chinois a fixé des objectifs dans son plan directeur ferroviaire 2021–2035, politique stratégique majeure soutenue par d’importants investissements publics visant à développer un réseau ferroviaire national :

  • 200 000 km de voies ferrées prévues d’ici 2035,
  • Dont 70 000 km de lignes à grande vitesse, rendant le train à grande vitesse accessible aux villes de plus de 500 000 habitants, avec un réseau très dense et couvrant toutes les régions économiques clés.
  • Connexion ferroviaire systématique des villes de plus de 200 000 habitants,
  • Augmenter la vitesse maximale des trains à grande vitesse à 400 km/h, tout en améliorant le confort, réduisant l’énergie consommée et abaissant les coûts d’exploitation sur le long terme.
  • Réduction des temps de trajet : le développement continu de trains à ultra grande vitesse (jusqu’à 400 km/h à partir de 2027) doit encore accélérer ces temps de trajet sur les lignes majeures.

L’objectif est de permettre un accès généralisé au train à grande vitesse, avec des trajets interurbains de plus en plus rapides et optimisés. Ce projet s’inscrit dans une volonté de renforcer la cohésion territoriale et de soutenir le développement économique régional, notamment dans les zones de l’intérieur et de l’ouest du pays en favorisant la mobilité des personnes et le transport de marchandises à faible empreinte carbone.

Des technologies ferroviaires de pointe au service du renforcement du réseau chinois

La Chine investit également dans l’innovation pour renforcer l’efficacité et la sécurité de son réseau :

  • Le train Maglev de Shanghai, mis en service dès 2004, reste aujourd’hui l’un des trains les plus rapides du monde en exploitation commerciale, atteignant 431 km/h sur une ligne de 30 km entre l’aéroport de Pudong et la ville.
  • Investissements prévus en 2025 : 590 milliards de yuans (environ 80,8 milliards de dollars) pour développer et moderniser les infrastructures.[1]
  • La Chine travaille à l’exploitation commerciale de l’ultra grande vitesse (400 km/h), et investit aussi dans l’Hyperloop et les technologies ferroviaires intelligentes.[2]
  • En 2021, le constructeur China Railway Rolling Stock Corporation CRRC a présenté un prototype de Maglev à 600 km/h, actuellement en phase de test avant une mise en service dans les prochaines années.
  • De nombreuses gares chinoises sont modernisées et intégrées aux réseaux de métro, avec des services automatisés pour fluidifier les flux de passagers.

Le métro a également connu un développement extrêmement rapide ces 20 dernières années passant de seulement 4 villes équipées avant 2000 à une cinquantaine en 2025, avec de nombreux projets et extensions en cours.

Un levier de développement pour les régions intérieures

L’expansion du réseau ferré bénéficie également aux régions de l’intérieur du pays, historiquement moins développées. Des provinces comme le Guizhou, le Gansu ou encore le Yunnan ont vu arriver des lignes à grande vitesse qui les connectent aux grands pôles économiques.

C’est notamment le cas de la ligne Chengdu–Guiyang, qui traverse une région montagneuse et permet de désenclaver plusieurs zones rurales. La durée du trajet a été réduite de 11 heures à seulement 3 heures, favorisant les déplacements touristiques et professionnels

Ces infrastructures participent à réduire les écarts entre les régions côtières et celles de l’intérieur, en stimulant la mobilité, l’emploi et l’investissement.

Un mode de transport en plein essor pour les personnes comme pour les marchandises

Le transport ferroviaire en Chine est aujourd’hui l’un des plus utilisés au monde :
En 2023, plus de 3,6 milliards de voyages ont été réalisés par rail dans le pays, d’après le Ministère des Transports, un chiffre en forte hausse après la fin des restrictions liées au Covid-19.

Le train est désormais préféré à l’avion pour de nombreuses liaisons domestiques, grâce à sa ponctualité, ses prix accessibles, et une expérience utilisateur fluide.

Le train est également massivement utilisé pour le fret :

  • De janvier à septembre 2025, 3,03 milliards de tonnes de marchandises ont été transportées, soit une hausse de 3,4% sur un an.​[3]
  • Forte priorité au fret essentiel : en 2025, 1,553 milliard de tonnes de charbon ont été transportées, dont plus d’un milliard pour la production d’électricité. Les flux de matériaux métallurgiques (+9,4%) et de céréales (+10,8%) progressent nettement.​[4]

Le ferroviaire : une vitrine pour la Chine et un levier de développement pour son économie

Le développement ferroviaire illustre la capacité de la Chine à mener des projets d’infrastructures de grande ampleur, structurants pour son territoire et son économie.
Il témoigne également d’une volonté de connecter toutes les régions et de faciliter les échanges humains, commerciaux et logistiques à l’échelle nationale. Avec des projets toujours plus ambitieux, la Chine confirme son positionnement comme leader mondial du ferroviaire, tant en termes d’infrastructures que de volumes transportés.

 

VVR International vous accompagne dans votre développement en Chine

Chez VVR International, nous suivons de près ces transformations majeures qui impactent le maillage territorial, les flux logistiques et les dynamiques urbaines en Chine.

Notre expertise du marché chinois, acquise depuis plus de 25 ans, nous permet de vous accompagner dans vos projets de développement, d’implantation ou de partenariat local, en vous apportant une connaissance précise des infrastructures, des régions et des acteurs économiques.

Vous souhaitez mieux comprendre l’environnement chinois et adapter votre stratégie au terrain ? Contactez nos équipes.

Sources :

[1] Chine : les investissements ferroviaires en hausse de 5,5% au premier semestre – Xinhua – french.news.cn

[2] La Chine prépare l’ère du 400 km/h ferroviaire | Le Rail

[3] http://french.china.org.cn/business/txt/2025-10/23/content_118138155.htm

[4] Chine : le volume du fret ferroviaire en hausse de 3,4% entre janvier et septembre

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Parfum en Chine 2025 : un secteur en pleine transformation culturelle et économique

Parfum en Chine 2025 : un secteur en pleine transformation culturelle et économique

En 2025, le marché du parfum en Chine connaît une forte croissance, avec une montée significative des ventes et une évolution des comportements des consommateurs. Voici ce qu’il faut retenir :

Croissance et potentiel du marché chinois du parfum

Le marché chinois du parfum devrait atteindre 21,4 milliards de yuans (environ 2,9 milliards USD) en 2025, avec un taux de croissance annuel moyen de 13,4 % entre 2020 et 2025.  Cette croissance est nettement supérieure à la moyenne mondiale de 4-6% par an. La Chine est en passe de devenir le deuxième marché mondial de la parfumerie fine en 2025, juste derrière les États-Unis, portée par une population jeune et aisée qui augmente sa consommation de produits de luxe et de parfums.

Tendances consommateur et évolution des usages

Le marché est dominé par les jeunes de 24 à 40 ans, majoritairement des femmes, avec une pénétration encore faible du parfum (environ 5% de la population), ce qui laisse un fort potentiel de progression. Les consommateurs chinois privilégient les senteurs légères, fruitées et florales mais la demande pour des parfums de niche et des produits différents croît également. L’utilisation des parfums masculins augmente, reflétant un changement culturel vers une plus grande acceptation des produits de beauté chez les hommes. Enfin, le segment du parfum de niche connaît une envolée spectaculaire : +45 % de croissance en 2024. Dans ce segment, les parfums unisexes et personnalisables sont très en vogue, en phase avec une demande accrue d’individualisation.

Marques étrangères ou marques locales : quelles sont les tendances et els facteurs de succès ?

Shanghai joue un rôle central dans la croissance de ce secteur, attirant de grandes multinationales comme IFF et Givaudan qui y ont implanté des centres d’innovation et créatifs. La ville se positionne comme un hub économique et commercial stratégique avec des politiques favorables au lancement de marques. Le marché est encore largement dominé par des marques internationales, notamment françaises, mais doivent désormais s’adapter davantage :

  • Lancer des collections exclusives pour la Chine
  • Adapter les formats (ex : miniatures pour le travel retail)
  • Jouer sur des références culturelles locales dans leur communication

Les marques de niche occidentales comme Le Labo, Byredo ou Diptyque ont su tirer leur épingle du jeu, portées par un positionnement arty et une expérience boutique haut de gamme.

L’émergence de marques locales investissant en R&D et en marketing est un phénomène notable, notamment depuis la pandémie. En effet les marques locales bénéficient d’un fort capital sympathie et parviennent à allier qualité, tendances et éléments culturels locaux. C’est par exemple le cas de la marque To Summer fondée en 2020, elle s’inspire des saisons et de la nature chinoise. Elle se distingue par ses packagings élégants et ses parfums poétiques. La marque à récemment lancé une boutique immersive à Pékin recréant un jardin chinois contemporain. Le retail devient un terrain expérientiel, mêlant art, design, et technologie.

Distribution et marketing digital : comment les parfums sont vendus en Chine ?

Le numérique et l’e-commerce, via des plateformes comme Tmall, JD.com et Red (XiaoHongShu), sont des canaux de commercialisation essentiels, soutenus par l’influence forte des KOL (influenceurs) et KOC (Key Opinion Consumers) qui contribuent à la notoriété des marques et orientent les choix des consommateurs. Cela facilite aussi l’apparition de marques de niche et locales qui gagnent progressivement des parts de marché (voir notre infographie sur le marché de la parfumerie).

Quel avenir pour le parfum en Chine ?

En 2025, le marché chinois du parfum connaît une accélération remarquable, porté par une jeune génération en quête d’expression personnelle, une montée en gamme assumée et un écosystème digital ultra-performant. La Chine devient un laboratoire d’innovation et d’expérimentation où les marques locales comme étrangères doivent adapter leur offre, leur storytelling et leur stratégie d’implantation à un marché unique.

Depuis plus de 25 ans, VVR International aide les entreprises françaises et européennes à s’implanter avec succès sur le marché chinois, notamment dans les secteurs du luxe, des cosmétiques et de la parfumerie.

Nos équipes basées en Chine et à Paris vous accompagne à chaque étape de votre développement :

  • Études de marché sectorielles ciblées
  • Identification de partenaires (distributeurs, centres R&D, influenceurs)
  • Adaptation produit et positionnement local
  • Stratégie d’entrée sur les plateformes digitales chinoises (Tmall, JD, RED)
  • Veille réglementaire et conformité avec les normes locales (ex : NMPA)

Souces :

Mintel China Fragrance Report, 2024

https://french.shanghai.gov.cn/fr-Editorspick-DoBusiness/20250909/5dcc0ee33bd248dca66cdae4de556dbe.html​​

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Trêve commerciale entre Donald Trump et Xi Jinping : un match nul ? Replay France 24

Trêve commerciale entre Donald Trump et Xi Jinping : un match nul ?

Retour sur l’émission la semaine de l’éco diffusée sur France 24 le 31/10/2025

Vendredi 31 octobre, CAMILLE Verchery, Fondateur et directeur de VVR international, Co-fondateur de Globallians, est intervenu dans l’émission de France 24 « la semaine de l’éco », consacrée à l’analyse de la rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping.

Le 30 octobre 2025, Donald Trump et Xi Jinping se sont rencontré en Corée du Sud en marge du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique. Cette rencontre qui a duré plus d’1 heure et demie, visait à apaiser les relations commerciales entre Washington et Pékin et a abouti à une trêve dans la guerre commerciale.

Sur le plateau de France 24, Elvire FABRY, Chercheuse senior en Géopolitique du commerce à L’Institut Jacques Delors, Laure PALLEZ, Directrice associée au cabinet de conseil Mascaret, Emmanuel VERON, Géographe, spécialiste de la Chine contemporaine et chercheur associé à l’INALCO et Camille VERCHERY sont revenus sur cette rencontre en cherchant à déterminer si cette trêve constitue ou pas un « match nul » dans les échanges bilatéraux entre les deux pays et quels impacts aura-t-elle sur le commerce mondial.

Les enjeux stratégiques au cœur de la négociation entre les deux plus grandes puissances mondiales

Malgré l’absence de déclaration commune, cette première rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a conduit à plusieurs avancées majeures :

Les Terres rares : un avantage concurrentiel pour la Chine

Les Terres rares aujourd’hui sont essentielles pour l’industrie occidentale, notamment pour la fabrication de missiles, de radars, de moteurs d’avion et de produits de haute technologie comme les écrans et les voitures électriques. Malgré leur présence relativement répandue sur la planète, la Chine exerce un quasi-monopole sur leur traitement, assurant plus des deux tiers de la production mondiale et contrôlant presque la totalité de leur raffinage, une situation découlant d’un choix stratégique fait par Pékin il y a plus d’une trentaine d’années. La Chine avait menacé de restreindre drastiquement ses exportations en représailles aux droits de douane américains. Mais à l’issue de cette rencontre du 30 octobre 2025, un accord conclu pour une durée d’un an, renouvelable, a été trouvé sur l’approvisionnement en terres rares.

Du côté de l’Union Européenne, les terres rares sont aussi au cœur des préoccupations. Pour contrer ce déséquilibre structurel, l’Union européenne, à travers le Critical Mineral Act, cherche à réduire sa dépendance en accélérant une stratégie de diversification, de sécurisation des approvisionnements (par des partenariats internationaux) et de développement du raffinage et du recyclage. Néanmoins, Camille VERCHERY prédit que la réindustrialisation sera longue si elle ne s’appuie pas sur le savoir-faire chinois.

Cette rencontre est-elle une réussite pour les échanges commerciaux entre la Chine e les Etats-Unis ?

A l’issue de cette rencontre, Donald Trump a annoncé une réduction des droits de douane imposés à la Chine, passant de 57% à 47%. En contrepartie, la Chine s’est notamment engagée à importer à nouveau du soja américain.

Parmi les autres éléments clés de la trêve commerciale annoncée, on souligne l’autorisation pour le fabricant de puces électroniques Nvidia d’exporter ses puces vers la Chine. Pour rappel, au nom de la sécurité nationale, les États-Unis avaient récemment restreint les exportations des puces de dernière génération de Nvidia vers la Chine. En rétorsion, la Chine a demandé à ses entreprises de ne plus importer aucunes puces Nvidia provoquant l’effondrement de la part de marché de Nvidia en Chine. Cette escalade dans la guerre commerciale entre les deux pays avait entraîné des répercussions immédiates sur les grandes entreprises technologiques de part et d’autre, illustrant l’interdépendance entre les marchés américain et chinois. La reprise des échanges constitue donc une victoire significative pour l’industrie technologique.

Les grands enjeux économiques et géopolitiques structurels

Au-delà de la trêve conclue entre les deux Puissances, des problèmes de fond persistent et dessinent l’avenir du commerce international :

  • Le Déséquilibre commercial structurel : le déficit de la balance commerciale des États-Unis au bénéfice de Pékin est immense (439 milliards de dollars d’importations chinoises contre moins de 145 milliards d’exportations américaines l’an dernier). Néanmoins, la balance justifie la volonté de Pékin d’y remédier. La politique chinoise vise à faire évoluer la Chine vers plus d’autosuffisance, tout en augmentant ses exportations de technologies les plus sophistiquées et innovantes (telles que les molécules pharmaceutiques, l’IA et les robots) vers le reste du Monde.
  • L’Interdépendance entre la Chine et les Etats-Unis : comme le démontre l’exemple des puces électroniques, les deux grandes puissances sont très interdépendantes économiquement, commercialement et technologiquement, ce qui, passé la démonstration de force, impose de rechercher l’apaisement par le dialogue.
  • La position de l’Europe : L’Europe est prise en étau par la confrontation sino-américaine et subit les répercussions de cette escalade. Le défi principal pour l’Europe est de trouver une voie entre résilience économique, autonomie stratégique et cohérence diplomatique.

La rencontre du 30 octobre 2025 entre Donald Trump et Xi Jinping abouti à une trêve commerciale bénéfique pour les deux pays bien que les déséquilibres commerciaux persistent et la compétition technologique se poursuit. Néanmoins, cet accord marque une étape importante dans les relations commerciales sino-américaines et témoigne d’une volonté d’apaisement.

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Le marché des cosmétiques en Chine en 2025 : consommateurs et tendances

Le marché des cosmétiques en Chine en 2025 : consommateurs et tendances

Le marché des cosmétiques et du soin en Chine a atteint une valeur de 69,7 milliards d’euros en 2024. En 2025, le marché se montre résilient malgré un contexte économique marqué par une faible confiance des consommateurs en raison des inquiétudes liées à l’emploi et au marché immobilier.

L’e-commerce et le social e-commerce soutiennent ils le marché des cosmétiques en Chine ?

Les plateformes d’e-commerce, en particulier Douyin, sont restées le moteur de la croissance du marché chinois de la beauté. En juillet 2025, le volume brut de marchandises (GMV) de la catégorie beauté de Douyin a atteint près de 20 milliards de yuans, soit une augmentation de 31,7 % par rapport à l’année précédente.

Les données du Bureau national des statistiques chinois montraient que les ventes au détail de cosmétiques avaient augmenté de 4,5 % en glissement annuel en juillet, pour atteindre 26,5 milliards de yuans.[1] De plus, les ventes en ligne pour les sept premiers mois de l’année avaient enregistré une forte hausse de 9,2 %.[2] Ainsi, les consommateurs sont prudents, mais ils continuent de dépenser, bien que de manière sélective. Les « défis » pour les cosmétiques se concentrent dans l’organisation et l’utilisation stratégique des canaux traditionnels offline, tandis que le marché global est soutenu par les performances solides du commerce en ligne, et plus particulièrement du commerce via les réseaux sociaux (social e-commerce). Les marques les plus prospères ne sont plus seulement des entreprises proposant des produits de qualité : ce sont des entreprises qui analysent les tendances et qui maitrisent les algorithmes et les logiques de vente propres aux plateformes telles que Douyin. Le succès repose désormais sur une intégration opérationnelle profonde avec ces plateformes de vente dominantes, ce qui nécessite des équipes et des stratégies spécifiques à chaque plateforme.

A noter, le volume brut de marchandises des 20 premières marques de la plateforme a connu une croissance encore plus rapide, de 56,1 % en glissement annuel, ce qui indique une consolidation du pouvoir des acteurs majeurs qui ont maîtrisé l’écosystème complexe de la plateforme.[3] Les marques nationales connaissent un important succès et maitrisent particulièrement bien les stratégies de marketing et de distribution efficaces ainsi qu’une meilleure connaissance du marché domestique. Hanshu, une marque appartenant à Chicmax Cosmetic Company Limited, est première sur la liste des marques de beauté de Douyin pour le septième mois consécutif.

Néanmoins, la stratégie clé pour les marques les plus performantes telles que Hanshu, ELL et Proya consiste à s’appuyer fortement sur des enseignes physiques. Ces boutiques leur permettent de contrôler directement les prix, le message de la marque et les données clients de première main, réduisant ainsi leur dépendance vis-à-vis des distributeurs tiers ou des KOL. Ainsi, cette stratégie combinant vente en ligne performante et boutiques de marque permet à ces entreprises de toucher les consommateurs chinois et de devenir des acteurs de premier plan sur le marché national.

Croissance des segments de la cosmétique de niche

Certains secteurs de la cosmétique sont particulièrement porteurs en Chine, notamment :

  • Les soins anti-âge (sérums, traitements ciblés),
  • Les produits pour hommes,
  • Le maquillage intégrant la notion de soin (“makeup care”),
  • Innovation dans les soins capillaires et corporels.

La demande de solutions ciblées et innovantes des consommateurs chinois alimente la croissance de nouvelles catégories de niche. Un rapport de Future Market Insights prévoit que le marché mondial des poudres cosmétiques sans eau[4] connaîtra un taux de croissance annuel composé de 23,3 % en Chine, dépassant largement le marché général.[5] Cette croissance est alimentée par la convergence des discours sur la durabilité (économie d’eau) et l’innovation. En effet, ces produits innovants sont présentés dans des formats plus compacts, pratiques. Ils sont aussi souvent plus concentrés en principes actifs. Le e-commerce est le canal dominant pour ce segment, représentant environ 51,5 % des ventes en 2025, ce qui montre à quel point ces nouvelles catégories sont découvertes et adoptées en ligne.

Comprendre la demande des consommateurs chinois du secteur des cosmétiques en Chine

Un rapport publié en 2025 par Kantar Worldpanel fournit un cadre utile pour comprendre ce comportement complexe des consommateurs.[6] Parmi les tendances relevées, on retient :

  • La fragmentation de la demande : la fidélité à une marque diminue, les consommateurs constituant un panachage de produits provenant de diverses marques de niche et de grandes marques pour répondre à des besoins spécifiques, plutôt que de s’en remettre à une seule marque.
  • Les demandes liées à des besoins spécifiques : les achats sont de plus en plus motivés par des scénarios spécifiques, qu’il s’agisse de routines de soins de la peau le matin ou le soir ou de produits de soins spécialisés pour le marché en pleine expansion de la médecine esthétique.
  • La convergence des fonctions : les consommateurs attendent désormais d’un seul produit qu’il offre plusieurs avantages, comme une formule qui hydrate et contrôle le sébum, ou un produit blanchissant aux propriétés anti-âge.

Effectivement, la demande de produits haut de gamme, étayés par la science, qui sont considérés comme un gage d’efficacité connaissent une importante croissance en Chine. Les consommateurs sont prêts à payer plus cher pour des produits qui offrent des résultats tangibles répondant à leurs besoins spécifiques. Le secteur des produits de beauté haut de gamme devrait conquérir 53 % des parts de marché en Chine d’ici 2025, porté par cette recherche de solutions efficaces et de haute qualité. [7]

Le marché chinois des cosmétiques en 2025 est à la fois prometteur et exigeant

La croissance de l’e-commerce social, l’essor de segments de niche et la demande accrue pour des produits haut de gamme offrent de réelles opportunités. Mais cette dynamique s’accompagne d’une complexité croissante : attentes fragmentées des consommateurs, maîtrise des plateformes comme Douyin, combinaison subtile entre distribution en ligne et hors ligne, et adaptation rapide aux nouvelles réglementations.

Dans ce contexte, la réussite ne repose pas uniquement sur la qualité du produit, mais sur la capacité des marques à intégrer toutes ces dimensions dans une stratégie cohérente et adaptée au marché local.

Chez VVR International, nous accompagnons depuis plus de 26 ans les entreprises de la cosmétique et du soin dans leur développement en Chine. De la définition de la stratégie marché à la mise en œuvre opérationnelle, en passant par l’analyse réglementaire et le suivi de la distribution, notre expertise vous permet d’initier et de pérenniser votre activité en Chine.

[1] 7 月社零总额同比+3.7%,增速同比提升、环比下降强于大市(维持), accessed September 16, 2025, http://pdf.dfcfw.com/pdf/H3_AP202508191730479501_1.pdf?1755622635000.pdf

[2] China’s e-commerce sector posts steady growth in first 7 months …, accessed September 16, 2025, https://english.news.cn/20250823/3b95dd6a31714941945f077739171eb0/c.html

美护及潮玩驱动新消费行业景气度上行, accessed September 16, 2025, https://pdf.dfcfw.com/pdf/H3_AP202508101724900044_1.pdf?1754840698000.pdf

[4] Cela désigne les produits cosmétiques formulés sans eau ou avec une très faible proportion d’eau.

[5] Waterless Cosmetics Powders Market – Future Market Insights, accessed September 16, 2025, https://www.futuremarketinsights.com/reports/waterless-cosmetics-powders-market

[6] Five key FOCUS areas for China’s beauty market in 2025 – Kantar, accessed September 16, 2025, https://www.kantar.com/inspiration/fmcg/five-key-focus-areas-for-chinas-beauty-market-in-2025

[7] China’s Cosmetics and Personal Care Market: Key Trends and Business Outlook, accessed September 16, 2025, https://www.china-briefing.com/doing-business-guide/china/sector-insights/china-s-cosmetics-and-personal-care-market-key-trends-and-business-outlook

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Réussir son premier voyage d’affaires en Chine en 2025 : conseils pratiques et recommandations RH

Réussir son premier voyage d’affaires en Chine en 2025 : conseils pratiques et recommandations RH

1. Introduction

En 2025, la Chine reste l’un des principaux pôles industriels mondiaux. Pour de nombreuses entreprises, se rendre dans des usines chinoises constitue une étape cruciale pour s’assurer de la fiabilité des fournisseurs, contrôler la qualité de la production ou négocier des partenariats. Cependant, un voyage d’affaires en Chine peut sembler intimidant, en particulier pour ceux qui s’y rendent pour la première fois. Étant donné que les différences en matière de législation, d’attentes culturelles et d’obstacles logistiques exigent une préparation minutieuse, il est essentiel de planifier à l’avance.

Pour les entreprises étrangères, comprendre comment organiser des voyages d’affaires en Chine ne se résume pas à une simple question de logistique. Il s’agit de garantir le respect de la législation chinoise du travail, de gérer les nuances culturelles et de veiller au bien-être du personnel. Avec une bonne préparation, les entreprises peuvent transformer une visite d’usine en une opportunité de partenariat à long terme. Dans cet article, chez VVR RH, nous fournissons des conseils pratiques aux chefs d’entreprise et aux responsables RH. Il couvre la préparation, l’étiquette, des conseils de voyage et des recommandations RH pour les employeurs qui envoient du personnel à l’étranger. Il présente également les défis courants et les stratégies pour les surmonter.

2. Points clés à retenir

• Les réunions en face à face sont essentielles dans la culture d’affaires chinoise.

• Un programme bien planifié garantit le bon déroulement des visites dans plusieurs usines.

• Le respect des visas, de la législation locale du travail et des normes culturelles est vital.

• La compréhension de l’étiquette chinoise renforce les négociations.

• Une bonne préparation réduit les risques et renforce la confiance avec les fournisseurs.

À savoir : De nombreuses entreprises suivent désormais une stratégie « Chine+1 », combinant la production chinoise avec de nouvelles bases au Vietnam, en Malaisie ou en Thaïlande. Les voyages d’affaires couvrent souvent la Chine et un partenaire de l’ASEAN, ce qui en fait une pierre angulaire de la planification moderne de la chaîne d’approvisionnement

3. Avant votre voyage d’affaires en Chine : la préparation

Il est essentiel de bien vous préparer avant votre voyage, car la culture d’affaires chinoise accorde une grande importance à la ponctualité et à la planification. Par conséquent, disposer des bons documents, effectuer les contrôles de santé nécessaires et être prêt sur le plan numérique vous aideront à éviter les contretemps.

Planifiez le programme de votre visite

Preparation and making advanced plan are keys when entering China for your first business trip.

Une bonne préparation et une planification minutieuse sont essentielles lorsque vous vous rendez en Chine pour votre premier voyage d’affaires.

Un voyage d’affaires en Chine nécessite une préparation minutieuse. Les réunions doivent être programmées 2 à 3 semaines à l’avance, car les fournisseurs ont souvent besoin de temps pour préparer la documentation et les échantillons de production. Il convient de tenir compte des jours fériés. Pendant la Golden Week (octobre) et le Nouvel An lunaire (janvier/février), de nombreuses usines ferment leurs portes pendant une à trois semaines. Des forums de voyage tels que r/travelchina sur Reddit signalent que les préparatifs de dernière minute autour de ces périodes entraînent souvent des retards.

Conseil : consultez toujours le calendrier officiel des jours fériés chinois avant de confirmer vos vols. En prévoyant une certaine flexibilité dans votre programme, vous minimiserez les contretemps. Veillez à ce que vos programmes soient réalistes. Prévoyez du temps pour les déplacements entre les provinces, car la Chine est un pays très étendu. En prévoyant une certaine flexibilité dans votre programme, vous minimiserez les contretemps. Veillez à ce que vos programmes soient réalistes. Prévoyez du temps pour les déplacements entre les provinces, car la Chine est un pays très étendu.

Voyage d’affaires en Chine : type de visa (Mise à jour 2025)

La Chine a mis à jour sa politique en matière de visas d’affaires en 2024, simplifiant les procédures pour les voyageurs de courte durée tout en maintenant les exigences de conformité pour les séjours plus longs. Le type de visa et les documents requis dépendent principalement de la durée et de l’objet de votre visite.

Business travel to China requires M visa type if you stay over 30 days.

Pour un voyage d’affaires en Chine, un visa de type M est nécessaire si votre séjour dépasse 30 jours.

Voyages d’affaires de courte durée (moins de 30 jours)

Jusqu’au 30 janvier 2025, les titulaires de passeports ordinaires de plusieurs pays, dont la France et Monaco, sont dispensés de l’obligation de visa pour les séjours d’une durée maximale de 30 jours. Cette mesure s’applique aux voyages d’affaires, au tourisme, aux visites familiales, au transit ou aux échanges culturels. Les voyageurs bénéficiant de cette exemption peuvent entrer en Chine sans visa M, à condition que leur séjour ne dépasse pas 30 jours et qu’ils ne se livrent pas à des activités nécessitant un permis de séjour ou de travail. Conseil : ayez toujours sur vous une lettre d’invitation imprimée ou une confirmation de rendez-vous de votre partenaire chinois. Elle peut vous être demandée par les agents des services frontaliers à votre arrivée.

Séjours d’affaires prolongés (plus de 30 jours)

Pour les voyages d’affaires de plus de 30 jours, les voyageurs d’affaires ont généralement besoin d’un visa M. Les demandeurs doivent préparer les documents suivants :

  • Une lettre d’invitation officielle émanant d’une entreprise chinoise ou d’une institution agréée.
  • Un passeport en cours de validité (valable encore au moins six mois).
  • Un formulaire de demande de visa dûment rempli et une photo d’identité récente.

Les demandes sont généralement déposées auprès de l’ambassade ou du consulat de Chine dans le pays de résidence du demandeur (par exemple, l’ambassade de Chine en France). Les frais dépendent du type de visa, de la nationalité et de la rapidité de traitement. Il est donc conseillé de faire sa demande bien à l’avance. Les voyageurs fréquents peuvent désormais demander des visas M à entrées multiples valables six ou douze mois. Le traitement standard prend 4 à 10 jours ouvrables, avec des options express disponibles. De plus, la plupart des ambassades exigent désormais les empreintes digitales et les données biométriques lors de la demande. Les voyageurs ont également besoin d’une lettre d’invitation officielle de la part de l’entreprise d’accueil ou des autorités locales. Conseil : les employeurs doivent se munir d’une lettre d’invitation imprimée de leur partenaire chinois afin d’éviter les retards à l’entrée en Chine. Les retards dans le traitement des visas peuvent perturber l’ensemble du programme de visite des usines.

Mises à jour en matière de santé et de sécurité

Au-delà des exigences en matière de vaccination, les visiteurs doivent se préparer à des problèmes de qualité de l’air. En effet, Pékin, Xi’an et d’autres villes industrielles signalent fréquemment des niveaux de pollution élevés. Si vous êtes sensible à la pollution, vous devriez emporter des masques N95. Les entreprises sont encouragées à fournir une assurance voyage d’entreprise couvrant les urgences médicales, les accidents et même les réinfections au COVID-19. L’assurance devrait inclure des clauses d’évacuation d’urgence, en particulier pour les employés se rendant dans des provinces éloignées.

Préparation numérique

L’environnement Internet en Chine est fortement réglementé. Google, Gmail, YouTube, Facebook et Instagram sont bloqués. LinkedIn a été restreint en 2023. Les voyageurs doivent télécharger Baidu Maps ou Gaode Maps avant leur arrivée, car Google Maps ne fonctionne pas. Le Wi-Fi dans les aéroports et les hôtels nécessite souvent l’enregistrement du passeport pour y accéder. Conseil : encouragez les employés à configurer des VPN approuvés par l’entreprise. Cela garantit une communication sécurisée et un accès ininterrompu aux applications essentielles.

4. Comprendre l’étiquette commerciale en Chine

En Chine, l’étiquette détermine souvent le succès des discussions commerciales. En effet, le respect, la confiance et les bonnes manières sont aussi importants que les contrats. Par exemple, les salutations s’accompagnent généralement d’une poignée de main et d’un signe de tête.

Ce que tout étranger doit savoir

L’étiquette reste un élément central des affaires en Chine. Les réunions commencent généralement par des présentations formelles et l’échange de cartes de visite. Les cartes doivent être présentées et reçues à deux mains, puis brièvement examinées avant d’être rangées. La disposition des places lors des banquets et des réunions reflète la hiérarchie. Les hôtes de haut rang s’assoient au milieu. Les invités d’honneur étrangers s’assoient en face. La ponctualité est très respectée. Arriver en retard, même de quelques minutes, peut être considéré comme un manque de respect.

Business cards should be presented and received with both hands.

Business cards should be presented and received with both hands in China.

Styles de communication et pratiques de réunion

Les dirigeants chinois évitent souvent de dire « non » directement. À la place, des expressions telles que « nous allons y réfléchir » ou « cela pourrait s’avérer difficile » laissent entendre un refus. Il est essentiel de savoir lire entre les lignes. Les décisions importantes sont parfois prises en dehors de la salle de réunion. Les soirées karaoké, les banquets et les pauses thé constituent des occasions courantes pour des discussions informelles mais essentielles. Conseil : formez votre personnel à interpréter les styles de communication indirects. Une mauvaise interprétation du ton peut faire capoter les négociations.

Différences culturelles auxquelles vous devez vous adapter

La Chine est une société collectiviste, selon le modèle de Hofstede. La loyauté envers le groupe, l’harmonie et le respect de la hiérarchie dominent le milieu professionnel. À l’inverse, l’Europe met l’accent sur la prise de décision individuelle. Par conséquent, en Chine, les décisions sont prises au plus haut niveau, et non par les cadres intermédiaires. De plus, l’évitement de l’incertitude est modéré. Bien que les contrats soient détaillés, les relations (guanxi) l’emportent souvent sur les clauses écrites. La Chine obtient également un score faible en matière d’indulgence, ce qui signifie que les employés et les partenaires privilégient souvent la stabilité à long terme plutôt que les récompenses à court terme.

Établir des relations commerciales à long terme

La confiance en Chine se construit lentement. De nombreuses usines préfèrent commencer par de petites commandes tests avant de passer à des contrats plus importants. La régularité des suivis via WeChat est essentielle. Envoyer un compte-rendu de visite et une note de remerciement polie en mandarin peut laisser une impression durable. Conseil RH : Encouragez les employés à apporter de petits cadeaux à l’effigie de l’entreprise. Ces cadeaux sont des marques de bonne volonté et témoignent du respect des traditions locales.

5. Conseils utiles pour vos voyages en Chine

Une fois arrivé en Chine, les connaissances pratiques font la différence entre un voyage sans encombre et un voyage stressant. Des applications de paiement aux choix de transport, une bonne préparation est payante.

Avant l’embarquement

La Chine est vaste et les conditions météorologiques varient considérablement. Guangzhou est chaude et humide, tandis qu’Harbin peut être subarctique. Voici quelques conseils pour votre premier voyage d’affaires en Chine.

  • Vêtements : Emportez à la fois des tenues professionnelles formelles pour les réunions et des vêtements décontractés pour les visites d’usines.
  • Cartes de visite : Ayez toujours sur vous des cartes bilingues (anglais d’un côté, mandarin de l’autre).
  • Argent liquide : Emportez des RMB (yuan), car les petites villes peuvent ne pas accepter les cartes étrangères.
  • Applications : Téléchargez WeChat pour la communication et les paiements.
  • Connectivité : Procurez-vous une carte SIM internationale ou une eSIM pour les données.
  • Alimentation électrique : emportez un chargeur portable ; les taxis et les trains ruraux ne disposent souvent pas de prises de recharge.

À l’arrivée

Les grands aéroports tels que Beijing Capital et Shanghai Pudong exigent un scan des empreintes digitales et une reconnaissance faciale à l’immigration.

  • Paiement. Les paiements mobiles dominent. WeChat Pay et Alipay acceptent désormais les cartes Visa et MasterCard étrangères. Créez vos comptes à l’avance pour éviter tout problème. Pour le change, les distributeurs automatiques proposent souvent de meilleurs taux que les guichets.
  • Mobilité. Le réseau ferroviaire à grande vitesse chinois s’étend sur plus de 42 000 km, ce qui en fait le plus grand au monde. Les trajets populaires comme Pékin-Shanghai réduisent la durée du voyage à 4,5 heures. Il est conseillé d’acheter vos billets à l’avance pendant les périodes de forte affluence. Pour les petites villes industrielles, engagez un chauffeur. Si vous visitez des usines en zone rurale, vous pouvez organiser votre prise en charge avec les fournisseurs. Les taxis acceptent rarement les cartes étrangères et peuvent refuser les trajets longue distance. Évitez les taxis sans licence. Vous pouvez également télécharger et utiliser DiDi (l’Uber chinois) pour des trajets en toute sécurité.
  • Hébergement. Tous les hôtels ne peuvent pas accueillir des étrangers. Réservez toujours dans des chaînes hôtelières internationales ou vérifiez que l’établissement accepte les étrangers avant votre arrivée. N’oubliez pas de vous en assurer avant de réserver.
  • Langue. L’anglais est peu parlé en dehors des grandes villes. Engagez des interprètes pour les visites d’usines. Les applications de traduction comme iFlytek ou Baidu Translate sont utiles, mais ne remplacent pas les interprètes humains. Conseil RH : Fournissez aux voyageurs un dossier de départ comprenant les contacts d’urgence, les adresses des fournisseurs en mandarin et de l’argent liquide pour les petites dépenses.

Après le voyage d’affaires en Chine et le suivi

Le travail ne s’arrête pas à votre retour. En effet, un suivi efficace est essentiel dans la culture d’affaires chinoise. Les fournisseurs chinois s’attendent à une communication continue après une première visite. C’est pourquoi les entreprises doivent envoyer un rapport de visite dans les deux semaines, remercier leurs hôtes et confirmer les prochaines étapes. Liste de contrôle pour le suivi :

  • Fournir un retour d’information sur les marchandises inspectées.
  • Clarifier les contrats, les conditions de livraison et les exigences de conformité.
  • Entretenir les guanxi via des échanges réguliers sur WeChat
  • Organiser des débriefings internes pour évaluer si les objectifs du voyage ont été atteints.

Conseil RH : Encouragez les employés à consigner leurs observations culturelles. Cela permet d’enrichir les connaissances pour les futurs voyages d’affaires et de réduire les risques pour les nouveaux voyageurs.

6. Recommandations RH pour les employeurs envoyant du personnel en Chine

Les employeurs doivent considérer les voyages d’affaires en Chine comme faisant partie d’une planification RH plus large. Cela garantit la conformité, la sécurité des employés et le succès commercial à long terme. Les séjours prolongés (supérieurs à 90 jours) peuvent nécessiter un visa Z (visa de travail) et un permis de séjour. Les employeurs doivent également se conformer à la législation chinoise sur les contrats de travail si le personnel est affecté à des missions dépassant la durée d’un séjour de courte durée. Proposez une formation culturelle avant le départ. Les employés doivent être préparés à de longs banquets, à des négociations tardives et aux règles de bienséance formelles.

Défis à anticiper et comment les surmonter

  • Décalage horaire. La Chine a 6 à 7 heures d’avance sur l’Europe et 12 à 13 heures d’avance sur les États-Unis. Encouragez les voyageurs à adapter leurs horaires avant le départ.
  • Fatigue culturelle. Les banquets s’accompagnent souvent d’une forte consommation d’alcool. Proposez au personnel des façons polies de refuser l’alcool si nécessaire.
  • Inspections d’usine. Certains fournisseurs peuvent ne présenter que leurs meilleures lignes de production. Effectuez toujours des contrôles aléatoires.
  • Connectivité. Les restrictions Internet peuvent ralentir la communication. Ayez toujours sur vous des cartes hors ligne et des fichiers de secours.

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7. Conclusion

Un voyage d’affaires en Chine n’est pas une simple visite. C’est un investissement dans des partenariats à long terme. Une bonne préparation garantit la conformité, la sécurité et l’alignement culturel. Pour les employeurs, accompagner le personnel par le biais de formations, d’assurances et de contrôles de conformité transforme un voyage de routine en un avantage stratégique. Vous planifiez votre premier voyage d’affaires en Chine ? VVR International – VVR RH accompagne les entreprises internationales en leur proposant :

  • Services d’externalisation RH.
  • Recrutement et respect de la législation chinoise du travail.
  • Préparation culturelle et logistique pour le personnel.
  • Solutions d’« employeur officiel » (EOR) pour tester le marché sans frais d’installation élevés.

👉 Contactez-nous dès aujourd’hui pour transformer votre voyage d’affaires en Chine en une opportunité de croissance commerciale à long terme.

Partagez votre projet avec nous : contact@vvrinternational.com.

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FAQ

  • What are the main HR challenges in China that outsourcing helps foreign companies solve?

The main HR challenges in China include compliance with labor contract law, managing payroll across different cities, handling social insurance and housing fund contributions, and navigating work permit requirements for foreign employees.

HR outsourcing for foreign companies in China addresses these issues by providing local expertise, payroll outsourcing services, contract management under mutual agreement rules, and support for work permits. This allows companies to operate smoothly while minimizing legal and operational risks.

  • How do HR outsourcing services in China support strategic HR management and long-term growth?

HR outsourcing services in China support strategic HR management, aligning with modern HR practices in China, including digital HR solutions, employee retention strategies, and ESG-focused HR policies. By outsourcing HR functions, companies gain access to market insights, salary benchmarks, and compliance monitoring, enabling them to build sustainable teams in China while adapting to workforce trends and long-term business objectives.

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Agroalimentaire en Chine : un marché entre dépendance et diversification

Agroalimentaire en Chine : un marché entre dépendance et diversification

Un marché stratégique au cœur des tensions alimentaires mondiales

En 2024, la Chine a importé pour 188 milliards d’euros de produits agricoles et agroalimentaires. Ce chiffre impressionnant traduit une réalité structurelle : malgré sa volonté de tendre vers l’autosuffisance, la Chine doit s’appuyer sur l’import pour nourrir sa population de 1,4 milliard d’habitants. L’urbanisation rapide, l’élévation du niveau de vie, la diversification des habitudes alimentaires et les tensions sur la production nationale renforcent cette tendance de fond.

La balance commerciale chinoise est largement déficitaire car le pays se tourne massivement vers ses partenaires pour sécuriser son approvisionnement. 25 % de ses importations viennent du Brésil, principal fournisseur de soja et de viandes, 12 % des États-Unis, et 8 % de l’Union européenne. À noter également : l’ascension de partenaires asiatiques comme la Thaïlande (6 %), signe d’une régionalisation des échanges.

Agroalimentaire en Chine : un secteur en croissance, des besoins ciblés

Parmi les produits agroalimentaires importés en Chine, 57 % sont des produits agricoles bruts, notamment :

  • Des oléagineux (30 % à eux seuls),
  • Des viandes (11 %)
  • Des produits aquatiques (9%)
  • Des céréales (7 %)
  • Des graisses et huiles (6%)

Les produits transformés, intégrant plats préparés, conserves, sauces, charcuteries, représentent 45% des importations agroalimentaires chinoises. Enfin, les boissons alcoolisées représentent encore une petite part (2 %), mais elles concentrent une forte valeur et une demande premium, notamment sur le segment des vins européens.

Cette segmentation illustre une demande forte en protéines végétales et animales, en matières premières et en produits transformés, répondant aux nouvelles habitudes de consommation.

Une dépense alimentaire en hausse traduisant une hausse du pouvoir d’achat

En 2024, la dépense alimentaire annuelle moyenne des ménages chinois atteint 32 994 yuans, soit environ 4 300 euros. Cette somme, déjà significative, grimpe fortement dans les grandes métropoles : jusqu’à 7 300 euros à Shanghai et 6 786 euros à Pékin. Cette évolution, liée à l’urbanisation, au développement des classes moyennes et au pouvoir d’achat croissant, stimule la demande pour des produits variés, sûrs, premium et pratiques.

Les importations agroalimentaires chinoises en augmentation

Le marché chinois des produits alimentaires importés affiche une croissance annuelle de 15 %, bien au-dessus de la moyenne mondiale de 4 %. Parmi les produits importés, le secteur de la viande et de la charcuterie connait une forte progression avec 6,6 millions de tonnes en 2023, soit plus de +2,25 % par rapport à l’année précédente[1]. La consommation de produits prêts à consommer et snackings, connaît un essor particulier, en phase avec les modes de vie des jeunes urbains, qui privilégient les solutions rapides, saines voire innovantes.[2]

Ce dynamisme offre des opportunités particulièrement intéressantes pour les entreprises capables de combiner qualité, innovation et compréhension du marché local.

L’Europe en partenaire de premier plan pour l’approvisionnement chinois

En 2024, la Chine a importé pour 14,5 milliards d’euros de produits agricoles et agroalimentaires européens. Un chiffre en progression, où la France domine largement, avec 4,3 milliards d’euros, suivie par l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne. Ce qui distingue l’Europe sur ce marché, c’est la complémentarité des offres nationales : chaque pays y exporte des produits différents, ce qui limite la concurrence intra-européenne. L’Allemagne exporte des préparations alimentaires, l’Espagne exporte notamment de la viande et des produits à base de porc, la France des vins, des céréales et des produits laitiers, les Pays-Bas des produits laitiers et des préparations à base de céréales.

La France : leader européen et des exportations en augmentation

La Chine a importé pour 4,3 milliards d’euros de produits agricoles français en 2024 faisant de la France le premier fournisseur européen du marché chinois en valeur (30% des importations européennes sont françaises). Entre 2018 et 2023, ses exportations agroalimentaires ont progressé de 65 %, un chiffre significatif qui souligne le potentiel de ce partenariat commercial.

La Chine est désormais le 8e client de la France en valeur pour les produits agroalimentaires. La France est quant à elle le 12e fournisseur de la Chine en 2024.

Les exportations françaises vers la Chine en 2024 sont dominées par :

  • Les boissons alcoolisées (37 %), notamment vins et spiritueux ;
  • Les céréales (27 %) : la France est le premier fournisseur d’orge ;
  • Les produits laitiers (9 %), en croissance constante

Ces performances illustrent la capacité française à s’adapter aux attentes des consommateurs chinois, notamment en matière de qualité, sécurité et traçabilité.

Les opportunités pour les exportateurs internationaux du secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire

Le marché chinois offre de nombreuses opportunités aux entreprises étrangères capables de proposer :

  • Des produits traçables et sûrs conformes aux normes en vigueur en Chine,
  • Des formats adaptés au marché et mode de vie local,
  • Une image premium ou innovante,
  • Des solutions alimentaires pratiques pour répondre au rythme de vie urbain.

Parmi les segments porteurs pour tous les acteurs internationaux, on retrouve :

  • Le snacking haut de gamme,
  • Les produits laitiers à forte valeur ajoutée,
  • Les fruits, légumes et produits transformés,
  • Les céréales et pains traditionnels adaptés aux goûts locaux.

Le bio connait également une forte croissance en Chine. En 2022, la consommation chinoises de produits alimentaires bio était de 12,4 Milliards d’euros faisant de la Chine le premier marché de produits bio d’Asie et le 3e au monde.

Une Chine exportatrice qui monte en puissance dans le secteur agroalimentaire

En parallèle de ses importations, la Chine développe ses propres exportations agroalimentaires, qui ont atteint 95 milliards de dollars en 2024. Elle se positionne notamment sur :

  • Les produits de la mer (poissons, crevettes),
  • Les fruits et légumes transformés,
  • Les céréales et leurs dérivés,
  • Les produits transformés comme les sauces et conserves.

La Chine ne se contente donc plus d’importer : elle devient un acteur agroalimentaire global, capable de concurrencer sur certains segments.

Le marché chinois de l’agroalimentaire en pleine transformation

L’agroalimentaire en Chine est un marché en mutation rapide, porté par une croissance intérieure soutenue, une urbanisation galopante et des consommateurs exigeants. Pour les acteurs internationaux, c’est un marché prometteur mais exigeant, qui demande de l’agilité, de la constance et une vraie stratégie locale. Les importateurs doivent s’adapter en misant sur :

  • L’innovation produit,
  • La compréhension des habitudes locales,
  • La maîtrise des réglementations chinoises,
  • La création de partenariats solides avec des distributeurs et plateformes locales.

Depuis plus de 26 ans, VVR International accompagne des entreprises de l’agroalimentaire dans leur projet de développement en Chine. Du positionnement stratégique, au développement de la notoriété en passant par les procédures d’importation et de distribution, les experts de VVR International soutiennent les entreprises étrangères à chaque étape.

[1] https://www.teamfrance-export.fr/fiche-marche/produits-alimentaires/viandes-et-charcuterie/CN

[2] https://www.lemoci.com/actualites/actualites/agroalimentaire-la-chine-continue-doffrir-des-opportunites-export-malgre-tout/

 

Sources :

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La Chine, leader des énergies renouvelables en 2025 ?

La Chine, leader des énergies renouvelables en 2025 ?

La Chine, dont le développement industriel et économique a longtemps reposé sur les énergies fossiles, notamment le charbon, est en train de transformer son modèle énergétique et devenir leader dans le domaine des énergies renouvelables. Cette expansion des énergies propres et la réduction simultanée de la dépendance aux combustibles fossiles s’appuient sur les investissements massifs et des innovations. 

Des objectifs ambitieux en matière d’énergies renouvelables 

D’ici la fin de l’année 2025, la Chine s’est fixée plusieurs objectifs majeurs dans le cadre de son 14e plan quinquennal qui visent à asseoir sa domination dans le secteur des énergies propres à l’échelle mondiale :

  • Atteindre 20 % de sa consommation énergétique à partir de sources non fossiles. Cet objectif marque une accélération vers un mix énergétique plus propre et aligné avec les engagements climatiques internationaux. 
  • Augmenter massivement la capacité solaire et éolienne. Avec 887 GW de capacité solaire et de 521 GW en éolien, le pays a déjà dépassé son objectif d’au moins 1200 GW de capacité solaire et éolienne fixé pour 2030. En 2024, plus de 356 GW de nouvelles capacités installées (277 gigawatts (GW) en capacités solaire et 80 GW de nouvelles capacités en éolien), la Chine dépasse largement l’Union européenne et démontre son engagement en faveur du renouvelable. D’ici fin 2025, 371 GW supplémentaires devraient être mis en service. 
  • Réduire sa consommation de charbon: la Chine veut réduire sa dépendance aux énergies fossiles dans son mix énergétique.
  • Développer l’hydrogène vert. Le pays a pour ambition d’atteindre une production annuelle de 100 000 à 200 000 tonnes d’hydrogène vert et de déployer 50 000 véhicules à hydrogène d’ici la fin de l’année 2025.
  • Renforcer la capacité nucléaire. La Chine prévoit d’atteindre 70 GW de capacité nucléaire, soit une augmentation de 40 % sur cinq ans.
  • Accroître la capacité de stockage d’énergie. Plus de 30 GW seront ajoutés pour optimiser la gestion des énergies renouvelables.

Une transition énergétique semée d’embûches

Si la Chine affiche des ambitions climatiques fortes et plusieurs défis doivent être relevés pour parvenir à cette transition énergétique.

1. La production électrique chinoise encore dépendante du charbon

Malgré les investissements massifs dans les renouvelables, le charbon représente encore une très large part de la production d’électricité chinoise. En 2024, un programme de construction de nouvelles centrales à charbon d’ une capacité totale de 94,5 gigawatts (GW) a été lancé en Chine. Ce programme est le plus grand lancé depuis 2015 et représente 95% des nouvelles centrales à charbon dans le monde. Malgré cela, au premier semestre 2024, les permis de construire pour les centrales à charbon ont chuté de 83% et la Chine. Néanmoins, la réduction progressive reste un défi complexe. L’enjeu est de garantir une transition sans perturber la stabilité énergétique du pays.

2. Trouver un équilibre entre croissance économique et réduction des émissions

La Chine doit maintenir une forte croissance économique tout en réduisant ses émissions de CO₂. Le pays vise un pic d’émissions avant 2030 et la neutralité carbone en 2060. C’est un défi considérable qui implique de transformer certains secteurs comme les industries lourdes et les transports. Il s’agit également d’améliorer l’efficacité énergétique car de nombreuses industries chinoises doivent être modernisées pour réduire leurs besoins en énergie.

3. Sécuriser l’approvisionnement énergétique

Premier importateur mondial de pétrole et gros consommateur de gaz naturel, la Chine reste vulnérable aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des prix de l’énergie. Accroître l’indépendance énergétique via le développement des renouvelables et du nucléaire est une priorité. 

4. Intégrer les énergies renouvelables au réseau électrique chinois

Avec une croissance aussi rapide des capacités éoliennes et solaires, l’adaptation du réseau électrique devient un enjeu stratégique. L’intermittence des renouvelables pose des défis de gestion qui nécessitent des solutions de stockage et une modernisation des infrastructures.

5. La pollution et la transition des villes chinoises

La lutte contre la pollution atmosphérique dans les villes chinoises, principalement due à l’utilisation du charbon, constitue un défi sanitaire et environnemental majeur. Les grandes métropoles chinoises doivent accélérer leur transition énergétique en développant les transports propres, en réduisant l’utilisation du charbon et en améliorant l’efficacité énergétique des bâtiments. Ces efforts devraient permettre à la Chine de réduire ses besoins énergétiques et d’améliorer la qualité de l’air dans les villes chinoises. 

Les impacts économiques de la transition énergétique en Chine

La transition énergétique chinoise ne se limite pas à une transformation écologique : elle redéfinit aussi en profondeur l’économie du pays. Avec des investissements estimés entre 14 000 et 17 000 milliards de dollars d’ici 2060, la Chine mise sur les infrastructures vertes et les technologies propres pour maintenir sa croissance. Cette transformation s’accompagne d’une réallocation massive des ressources, favorisant l’innovation et la consommation intérieure au détriment des industries fossiles.

Parmi les principaux impacts économiques de cette transition :

  • Création d’emplois verts : en 2022, plus de 54 millions d’emplois verts existaient déjà en Chine, dont 4 millions dans les énergies renouvelables
  • Opportunités d’innovation : la transition favorise le développement de nouvelles technologies, notamment dans le stockage d’énergie et le captage du carbone.
  • Nouveaux relais de croissance : en devenant un leader mondial des énergies renouvelables, la Chine diversifie son économie et renforce son influence sur les marchés internationaux.
  • Développement de la finance verte : Pékin accélère les investissements durables pour financer cette transition et minimiser les risques économiques.

La Chine, leader des énergies renouvelables ?

La Chine cherche à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, tout en stimulant sa croissance grâce aux technologies propres.  Avec des investissements record et une croissance exponentielle de sa capacité en énergies renouvelables, la Chine poursuit ses efforts en matière de transition énergétique. 

VVR International accompagne les entreprises internationales du secteur de la transition énergétique en Chine

Dans le secteur des énergies renouvelables chinois, une connaissance fine des dynamiques locales, des politiques publiques, des réglementations et des partenaires clés est nécessaire pour saisir les opportunités de développement. C’est dans ce contexte que VVR International accompagne depuis plus de 26 ans les entreprises internationales désireuses de se développer en Chine. Nos équipes, basées en Chine et en France, accompagnent les acteurs du secteur des énergies renouvelables – fabricants d’équipements, fournisseurs de solutions technologiques, développeurs de projets – dans la définition de leur stratégie d’implantation, la recherche de partenaires fiables, l’analyse du cadre réglementaire et la gestion opérationnelle de leurs projets de développement en Chine.

Sources :

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